LA photo: un montage qui fait du millage


  
Bien sûr  qu'en voyant cette photo pour la première fois qui a fait la Une des médias occidentaux, j'ai sitôt pensé qu'elle pouvait être truquée. À condition d'être authentique, s'entend.  D'ailleurs, cela m'a semblé bizarre qu'à droite on pouvait y voir  des gens qui s'y baignaient.  

« Plus utile mort que vivant », voilà la triste réalité.


Voici l’endroit exact où a été retrouvé le corps d’Aylan, ce petit kurde de Kobané noyé avec son frère et sa mère au large de la Turquie.   Non, la marée ne l’a pas jeté sur le sable, il a été découvert dans des rochers.  

 La mer rejette les cadavres parallèlement aux vagues, jamais perpendiculairement. 

« Le corps a ensuite été déplacé par les photographes turcs dans un endroit plus photogénique et mis dans une position plus dramatique afin de jouer sur l’émotion de l’opinion publique internationale et faire accepter plus facilement au peuple européen, l’idée de l’accueil des réfugiés, qui soit dit en passant sera une future main-d’oeuvre très bon marché pour  le patronat. »  
Si le sujet vous  intéresse: La fausse « crise des réfugiés » 

Ce monde qu'on nous a planifié

 
« Celui dont l'âme brûle d'avoir
fait le tour de toutes les valeurs, 
de toutes les aspirations qui ont
eu cours jusqu'ici, et longé toutes
les côtes de cette  idéale "Méditerranée" ...»
Nietzsche, p. 1023
***


@Dessin Anonyme
L'enfant échoué sur une plage « plus utile mort que vivant »  
 
« C'est une évidence dans ce cas-ci de publier la photo. (...) Ça prenait un électrochoc pour secouer l'indifférence du monde occidental », croit Michèle Ouimet, grand reporter à La Presse. Au micro d'Alain Gravel, elle explique qu'une photo mérite d'être montrée dans les médias à condition d'avoir une portée et de ne pas être anecdotique. « C'est une photo extrêmement sobre qui personnifie le drame des réfugiés syriens. Elle est insoutenable parce que c'est un petit garçon seul échoué sur une plage. »  Radio-Canada
 
Je me suis laissé dire qu'avant que ce chaos existe, avant les guerres qu'on leur a fait subir et qui ont détruit leurs pays, ces gens-là, les Irakiens, les Libyens et les Syriens, même gouvernés par des dictateurs peu commodes, peu importe que ces derniers se sont appelés Sadam Hussein, Mouammar Kadhafi ou Bachar el-Assad,  bref ces gens-là, dis-je, vivaient en paix chez eux  et n'étaient pas si malheureux que  cela. Mais que leur est-il arrivé pour qu'ils soient obligés de quitter leurs terres en forçant leurs « bourreaux »  (lire ici les Occidentaux-Européens et Nord-Américains) à leur donner refuge aujourd'hui?

« Vous nous avez chassés de nos terres à coup de bombes, maintenant vous devez nous loger chez vous. », ont scandé désespérément des réfugiés syriens.

De ce chaos inconcevable dans lequel est soudainement plongé le monde européen,  il aura fallu un enfant rejeté par la mer pour que le monde normal s'indigne ... Un électrochoc pour secouer l'indifférence du monde occidental, dites-vous madame Ouimet?

Bien sûr cela ne sera pas suffisant pour arrêter le plan diabolique mis en marche depuis longtemps que très peu de gens  connaissent.  Mais à quoi servirait-il de comprendre un plan pareil si chaque fois qu'on en a vaguement entendu parler,  ce fut une belle occasion de s'en moquer ou d'en rire?
 
« 5. – Pour nous assurer à tout prix de la réussite d’une telle entreprise (lire: leur plan), faisons en sorte que nos Agents déjà infiltrés dans les Ministères des Affaires Intergouvernementales et de l’Immigration des États-Nations fassent modifier en profondeur les Lois de ces Ministères. 

Ces modifications viseront essentiellement à ouvrir les portes des pays occidentaux à une immigration de plus en plus massive à l’intérieur de leurs frontières (immigrations que nous aurons d’ailleurs provoquées en ayant pris soin de faire éclater, ici et là, de nouveaux conflits locaux).

Par des campagnes de Presse bien orchestrées dans l’opinion publique des États-Nations ciblées, nous provoquerons chez celles-ci un afflux important de réfugiés qui aura pour effet, de déstabiliser leur économie intérieure, et de faire augmenter les tensions raciales à l’intérieur de leur territoire.  
Nous verrons à faire en sorte que des groupes d’extrémistes étrangers fassent partie de ces afflux d’immigrants; ce qui facilitera la déstabilisation politique, économique et sociale des Nations visées. »

Extraits de « L'Aurore rouge »
 *** 

La dernière stratégie: voter contre 

Notre amie Clo, jadis indépendantiste et  comme bien d'autres Québécois-es comme elle, perdue, mêlée et ne sachant plus où virer de la tête (c.à.d. voir la différence et/ou l'importance  entre fédéralisme et souverainisme), a décidé de voter orange aux prochaines élections fédérales.

Chacun sait que voter orange signifie, cette fois-ci, d'abord et avant tout voter contre un Bloc québécois passé date et qui n'a plus rien à faire à Ottawa; contre un PKP qui a si cruellement maltraité ses propres travailleurs autrefois,  et à qui on ne pardonnera jamais ça;  contre l'indépendance du Québec à laquelle on ne voit plus l'intérêt là-dedans parce qu'on ne sait plus trop quoi en penser; enfin contre Harper qu'on espère bien voir sortir de là sur les genoux, la langue pendante ...

Sauf que le beau Tom tout barbu qu'il soit se voyant déjà PM au grand dam de Jean Charest qui doit certes en baver un bon coup, a lui aussi des bibittes dans son placard. Mais curieusement, les Clo de ce monde se boucheraient-il les yeux, les oreilles et l'esprit, alouette lorsqu'on leur met sous le nez l'odeur nauséabonde de ces petits cadavres?

Thomas Mulcair, hein?   «Il fut un temps où M. Mulcair était un féroce adversaire de la loi 101», écrivait Michel David dans Le Devoir, ce matin.  Or il est bon de  rappeler qu'autrefois,   alors qu'il était avocat, il ait défendu  la cause chère aux  anglophones radicaux de la défunte Alliance du Québec,  qui avait pour objectif rien de moins qu'abolir  la loi 101. Donc, francophones du Québec, n'attendez pas trop de ce gars-là.  Va pour l'homme.

Quant au NPD, le parti de Thomas Mulcair, fait-on exprès pour ne pas tenir compte du fait qu'il s'agit du parti le plus fédéraliste canadien qui soit? En clair, que ce parti  a défendu vigoureusement la fameuse (et si détestable) Loi sur la Clarté (qui n'acceptera pas un vote obtenu par 50% + 1% concernant l'accession à  l'indépendance du Québec),  proposée à l'époque par le sinistre ministre libéral,  Stéphane  Dion,  à la suite du référendum de 1995.

Tout ça pour dire  que je n'en reviens pas qu'il y ait autant de mes compatriotes qui voteront (encore) fédéraliste à ces prochaines élections.  Puis qu'ils voteront de  nouveau  pour le NPD qui n'a rien fait pour eux en quatre ans.  Et enfin,  qui  malgré l'élection de 59 députés de ce parti  en 2011 au Québec,  cela n’a pas empêché l’élection d’un gouvernement Harper majoritaire.

Quelque chose nous manque, ou quoi?

Pour ma part, qu'il s'agisse d'un baroud d'honneur ou bien d'un succès aussi mitigé soit-il, je voterai au fédéral tant et aussi longtemps que le Bloc québécois se présentera. En cas contraire, plus jamais je ne voterai au fédéral.   

La France existe-t-elle encore?

La grande énigme française

«Le passé est la proie des livres: Ici vit l'éternel présent!» Nietzsche

Il y a bien longtemps de cela, moi aussi j'ai déjà pensé que les livres étaient des cercueils.  Je l'ai même écrit quelque part. Mais où? Ça, c'est une autre histoire. Heureusement sans grande importance.
 
Mais ce n'est pas dans les livres qu'on trouvera la solution à ce drame  qui se joue actuellement en Europe, là  où aucun pays n'y échappe. L'Allemagne, par exemple, qui dans un premier temps ne voulait rien savoir de ce problème, s'est convaincue qu'après tout,  il serait rentable pour elle d'accepter dans un seul mois plus de réfugiés que la Grande-Bretagne en un an. Certains ont avancé des chiffres faramineux de 700 000 à 800 000 migrants ...   
 
« Donc oui, encore une fois, il y a une relation directe, de cause à effet, entre les interventions militaires  occidentales depuis 30 ans, le chaos qui a été provoqué et la situation actuelle des migrants.»   laissait entendre Kader A. Abderrahim (chercheur associé à l'Iris, spécialiste du Maghreb et de l'islamisme, maître de conférences à Sciences-Po Paris, auteur de divers ouvrages, etc.).   Sott.net
 
Or,  on se surprend ici « où vit l'éternel présent », dixit Nietzsche, à se demander pourquoi la France ne pèse pas de tout son poids, de toute son histoire, de tout l'appareil diplomatique dont elle dispose pour résoudre cette crise humanitaire sans précédent,  après avoir provoqué des  guerres d'abord en Lybie, puis en Syrie et ailleurs en Afrique.
 
Mais ce qui déçoit le plus,   c'est surtout l'espèce de paralysie dans laquelle se trouvent plongés ces pays, et particulièrement la France, qui encaissent sans broncher la crise migratoire sans chercher ni à comprendre, ni à agir.
 
Le terme  "tétanisé", qui concerne notamment la France dont l'expert ci-haut mentionné nous dit pour terminer que son comportement est une énigme. Comme si tout un gouvernement naviguait à vue ou à gué, c'est selon,  sans savoir ni la direction à prendre,  ni la destination ou la cible à atteindre. 

En effet, l'énigme proposée se braque surtout sur son président (et son gouvernement) figés dans une espèce d'immobilisme et/ou de panique,  qui oppose  le statu quo actuel qui consisterait à défendre d'abord l'Europe par devers  la France.

L'Europe, comme chacun le sait,  étant l'abominable créature de Washington, pour un président (et son gouvernement) aussi accrochés aux  basques des Américains qu'ils le sont,  ayant été formés  par ces derniers,   a naturellement une prédominance pour l'union européenne.  Donc, un tel président aussi soumis ne peut se dérober aux volontés de ses maîtres à penser et  pourrait bien choisir de vouloir sauver sa peau en laissant son pays se volatiser.  À cet égard en particulier et à bien  d'autres en général,  je m'en fais beaucoup pour nos amies françaises d'Amiens.

***

 « Être asocial, c'est être.» disait Romain Gary.
 

En fait, cher ami, j'ai toujours été plus ou moins  asociale.  Mais aujourd'hui, je le suis devenue de façon plus  consciente. Or, dans mon cas, cela pourrait  se résumer tout simplement  par être inadaptée à mon siècle, une raison sans doute pour laquelle je ne suis pas là la plupart du temps.

Comment expliquer tout cela? D'abord il m'est difficile de frayer à travers  ce changement de valeurs qui ne me ressemble pas et duquel je m'éloigne en prenant mes distances.  Cela exige évidemment une certaine volonté, je dirais même une certaine résistance à ce nouveau monde dans lequel je me refuse d'emboîter le pas de la  robote soumise et esclave de ses illusions, de ses mirages et de ses manipulations.
 
Bien sûr, que le trop plein de violence, voire de cruauté partout et surtout à la télé font que j'évite
ce  moyen de communication. En outre   trop de mensonges dans les médias officiels,  et surtout combien trop de publicités agressantes qui transforment l'humain  après l'avoir dopé de ses canons de consommation à outrance,  jusqu'à l'abêtissement pur et simple, me désole au plus haut point de la résignation. 
 
Autrefois on disait: le pire est à venir. Mais là, mon cher Brezsny, il  est carrément arrivé, le pire! De nouvelles  lois qu'on aurait tenté de faire accepter comme étant la norme, telle celle, par exemple, qui portait le fait d'abuser des enfants en les violant (et même les torturant jusqu'à mort s'ensuive) m'avait rendue malade. 

Aussi, du 13 juin au 23 août, un collectif d’auteurs internationaux a organisé, à Marseille dans le sud de la France,  une exposition  de dessins représentant des scènes de pédophilie, de pédopornographie et de zoophilie.  Le dessin  d'un enfant se faisant sodomiser par un animal sur l'autel d'une église a particulièrement choqué.

Sauf que peu de personnes n'ont parlé de cette exposition  financée par la ville de Marseille, le conseil départemental des Bouches-du-Rhône ainsi que l'Union européenne tous heureux de faire part de leur soutien (financier) au collectif « Le Dernier Cri/Vomir des yeux ».  Voilà de quoi il en retourne quand l'anéantissement  de la capacité à distinguer le bien du mal s'opère sous nos yeux. À vomir, en effet!

Et que dire de la nouvelle folie meurtrière qui consiste à  tuer son voisin tout en filmant la scène, et de placer cette vidéo sur YouTube ou dans les divers médias sociaux.  Cela n'a t-il pas de quoi nous ébranler les petites natures facilement influençables et/ou vulnérables?  Et dire que de plus en plus d'autres horreurs à faire frémir sont à venir.   
 
Cela dit,  il se pourrait qu'il existe de plus en plus de gens asociaux de par le monde. Et pas surprenant que de plus en plus parmi eux sont nombreux ceux qui ne lisent plus les médias écrits officiels, ferment leur téléviseur cinq jours sur sept, et cherchent un autre son de cloche à la vérité qu'on nous propose, voire qu'on nous  impose. En Occident, s'entend.  
 
Alors peut-être bien  que d'être asocial aujourd'hui n'est pas aussi suspect qu'on ne le pense. N'y vois-tu pas, toi, cher ami, un moyen de se protéger contre cette nouvelle culture  envahissante à l'extrême qui accompagne l'instauration d'un ordre nouveau?  

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Vidéo: Un dîner avec André

Je n'ose même pas imaginer les progrès que nous avons faits depuis 1981 ...
Merci Lolo
 

Un cauchemar Orwellien (My dinner with Andre - 1981) [VOSTFR] from Deep Green Resistance France on Vimeo.
 

Prendre ses rêves pour des réalités

 
 Antonio Gramsci, penseur et révolutionnaire durant les années 20,  a eu raison d'écrire qu'entre l'ancien et le nouveau monde apparaissaient les monstres. Une certitude toutefois: les faibles et les ratés vont périr, ici dixit Nietzche.  

Et j'ajouterais les inconscients aussi.

Quant à lui, VLB écrit mine de rien:   « Chez les Allemands antisémites, le végétarisme a tout à voir avec l'épuration biologique,  il en constitue même une condition sine qua none. Adolphe Hitler  sera végétarien pour la  même raison.»    p. 822

Mais  qu'en est-il pour Angela Merkel?

Est-elle, elle aussi,  végétarienne? 
 
***

Le piège de l'ignorance

Pendant ce temps,  au  moment où l'on se parle,  la plupart des gens sont loin de se douter qu'un gouvernement mondial se prépare et s'implémente peu à peu sous des airs de protection de la Terre et, accessoirement de l'humanité.  

D'autres pensent naïvement peut-être que l'on va soudainement nous imposer une dictature fasciste totalitaire. C'est bien plus vicieux que cela. Une fois de plus, tout est fait de manière très progressive pour que les gens n'y voient que du feu,  et l'ensemble du projet se veut d'utilité publique. 

Les esclaves de demain seront tellement embrigadés que non seulement ils collaboreront de leur  plein gré à leur mise en esclavage,  mais ils en feront volontairement la promotion autour d'eux. Bienvenue dans L'Agenda 21.

"Agenda" doit ici être compris sous son sens anglo-saxon de programme, plan d’action  cogité, on n'en doute plus, par les cerveaux aux ordres de l'Ordre mondial.  À retenir: un projet qui se veut d'utilité publique.

Bref, voilà une autre patente à gosses  dont je n'avais encore jamais entendu parler, en tout cas pas dans cet esprit-là,  c'est-à-dire de cette façon,  auparavant. Me voilà donc, comme des millions d'autres, prise au piège de l'ignorance.

Prochain rendez-vous avec le scepticisme ambiant.

ICI

À suivre.

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Mon horoscope

J'aime ton horoscope de la semaine, cher ami. Tu as fait preuve d'une belle générosité  en m'invitant à  chanter un chant d'amour au moins une fois par jour. Alors, aujourd'hui, je te chanterai celui dicté par un poète que je ne connaissais pas encore: «  Le disparu n’est qu’un grand silence, on le pleure comme on pleure sur soi-même, l’être jumeau, l’alter ego toujours déjà perdu, le frère des mauvais carêmes et des étés trop froids pour se baigner. »  Extrait du nouveau recueil de Pierre Nepveu   

Eh bien, oui, malgré la saison des extrêmes en dents de scie que nous a servie la météo cet été, j'avoue ne pas   m'être encore baignée nue dans un lac ni  un torrent, et révéler ainsi ma nature sauvage. Mais de l'avoir fait trois jours de suite la semaine dernière,  dans des eaux où j'ai pu naviguer comme un véritable marin d'eau douce,  m'a  fait un bien immense.   

Et de poursuivre,  mon poète: « Nous nous sommes risqués un peu plus au bord de la lumière. Elle avait peu à nous dire, sinon que les visages du monde sont multiples et l’angle des sentiments jamais assuré, toujours à projeter de nouvelles ombres, à nous révéler la profondeur de notre ignorance et la précarité de nos âmes.»


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Des futurs incertains aux lendemains uniques
C'est bien beau la poésie; ça purifie les âmes et les esprits. Mais souvent la vie n'en a cure.  En effet, peut-être  tu ne t'es pas trop inquiété de la chute vertigineuse des marchés planétaires des derniers jours.  Que Dieu te garde!

À moins que cette crise frise le canular grotesque, ou encore un autre complot planifié servant  les intérêts de l'agenda  politique et financier américain, ou encore tout simplement un  toussotement du dragon chinois faisant trembler le monde boursier,  certains disent même que c'est une véritable catastrophe, et il semble que rien ne peut l'arrêter. 

Dans une interview pour l'agence Bloomberg,  Doug Ramsey,  le chef des placements de Leuthold Weeden Capital Management,  a estimé que la chute des indices américains la semaine passée a marqué la fin du cycle de croissance des indices qui aura duré six ans et demi depuis la crise financière globale. « Ce sera vraiment profond» , a t-il déploré. « C'est effrayant et les tendances de ces derniers jours apparaissent redoutables. »  M. Ramsey serait-il plus honnête que nos médias d'aujourd'hui? ICI

Mais quelque chose ne tourne pas rond au royaume des oiseaux de malheur. Comme si quelque chose se préparait.  Or comprendre cela, c'est se prendre les deux petits doigts dans l'engrenage douloureux de la méfiance car rien n'arrive par hasard.  Dis-moi pourquoi l'euro, le yen et le dollar américain s'en tirent si bien, eux,   alors que les devises des Brics, le real brésilien et le rand sud-africain, entre autres,  aient subi des baisses ces derniers mois.

Bizarre tout de même.
 
Enfin si j'ai bien compris,  on serait tous prisonniers, mais pas tous égaux,  dans le même panier de la mondialisation. Et que si un pays important comme la Chine ralentit (mais sérieusement), il y aura des répercussions. On s'accorde alors pour dire  que ce n'est pas en se retranchant derrière nos frontières qu'on va résoudre les problèmes. 

Des solutions, s'il vous plaît! Et des questions qui s'im-posent.

Serions-nous rendus, là, où la main et l'œil de l'Indicible vont nous mener en cachant ou dévoilant, c'est selon, les véritables intentions derrière ce présent chaos financier?   Serait-il réaliste  qu'aucune  frontière n'existe nulle part sur la planète désormais?  Et bien sûr, se pourrait-il que l'heure de la monnaie unique soit venue? 

En tout cas, cher ami,  c'est comme si cette  monnaie (tant attendue)  était en train de se frayer obstinément un chemin,  à travers les derniers soubresauts  et les hoquets de fin de vie  de toutes ces monnaies nationales qui soufflaient jusqu'à maintenant le chaud et le froid,  à la grandeur de la planète.

Je veux bien, comme tu dis,  rechercher à me détendre et me régénérer dans le noir le plus complet, mais je n'y vois que l'avenir inventé par ceux qui l'ont planifiée d'une façon si magistrale.  Quand on est rendu à trouver géniale l'implantation de la puce électronique, c'est qu'on a  assumé  de notre plein gré et à un point de non-retour, hélas,  la soumission  qu'on nous imposait en douce, évidemment.

Or,  au cas où ce qu'il  nous arrive aujourd'hui s'avérait aussi assuré qu'incontestable,  cela n'arrivera pas seulement qu'aux autres. N'est-ce-pas, mon ami, que ces autres dont nous sommes tous y compris toi et moi,  auraient dû savoir qu'on leur tramait dans le dos des jours si sombres à venir?
 
Enfin, s'il est vrai que Nietzsche était rempli de lui-même, donc ne connaissant pas un poil du mot modestie, saint-simonac, fallait-il que je me prenne pour une autre en lisant son œuvre Ainsi parlait Zarathoustra,  alors que j'étais bien trop jeune (dans la vingtaine) pour le faire. Maintenant que je comprends mieux son message, et cela grâce à VLB, je me promets de relire cette œuvre dans les plus brefs délais. 

***

Élections fédérales 2015

Je terminerai ici. Mais n'est-il pas affligeant de  voir  Stephen Harper prendre ses rêves pour  des réalités lorsqu’il prétend que les valeurs conservatrices sont aussi les valeurs du Québec?  Je m'étais pourtant juré de ne pas m'y intéresser.  Mais parce que la tournure des événements et le  fait que la campagne électorale soit encore jeune,  se pourrait-il que cette fois-ci,  pour les Québécois, les prochaines élections fédérales soient leurs dernières?   À  chacun son tour de prendre ses rêves pour des réalités. Et à chacun de voir le monde avec des lunettes roses.

Nous autres humains de ce siècle-ci





Je ne me sens pas en mesure de dire si Friedrich Nietzsche est le plus grand visionnaire de tous les temps, mais ce qu'il a pensé, prédit et écrit sur le monde dans lequel il a vécu, nous prouve qu'il l'était en regard de celui d'aujourd'hui. 

N'a-t-il pas pour lui-même fixé  la valeur d'une chose, et   la taxer d'après le besoin du consommateur  afin que « vous autres hommes du prochain siècle » y trouvent leur fierté?    
 
À ce sujet, VLB a écrit: « Dans Aurore, la force de Nietzsche est de sentir que son siècle ne constitue que les débuts de cet énorme renversement des valeurs qui trouvera sa finalité dans ce siècle-ci. 
 
Et VLB de continuer ...
 
On n'a qu'à lire et qu'à écouter, même distraitement les réclames publicitaires pour se rendre rapidement compte que les valeurs  jadis attribuées à la société et aux individus qui la forment sont devenues celles dont on marque désormais les marchandises. 

Que vous achetiez un modeste ustensile de cuisine, un simple sofa, un médicament, une voiture, une police d'assurance, voire une maison, vous créez instantanément, du simple fait que vous achetez le produit, la magie à petit prix, vous  retrouvez votre état normal, quelque soit votre état normal, vous touchez LE moment, vous avez droit à une bouffée d'air frais, vous obtenez tout en même temps, aussi bien la vitesse révolutionnaire que l'expérience d'une meilleure vision,  vous jouissez du plaisir de participer, vous ravivez vos sens pour le meilleur et pour le prix, vous donnez du sens à l'argent, vous impressionnez; quand vous conduisez un gros pick-up Ford, vous montez à bord de la légende et du courage; quand vous vous abandonnez à un système de communication, vous avez le rêve au bout de la ligne, puisque l'innovation est exaltation du fait qu'elle rend le futur simple.

Autrement dit, vous n'êtes rien en tant qu'individu; seule la marchandise  est en  mesure de  vous qualifier.  Si vous ne consommez pas, vous faites partie d'une sous-humanité, vous n'êtes qu'une catastrophe naturelle au même titre que les ouragans, les inondations  et les tremblements de terre, vous êtes voué au mauvais sort de la fatalité, car toute vertu vous échappe. »  p. 690-691

***
 
On aura beau reprocher à  VLB d'exagérer, bref d'avoir  tartiné épais, mais ce qui me frappe ici, c'est que Nietzsche ait  appelé Aurore son livre sur les valeurs,  alors qu'un siècle plus tard ses successeurs, eux, lui ont donné une couleur en l'appelant L'Aurore rouge. 

Mais quelle coïncidence!

La majorité d'entre nous, humains de ce siècle-ci,  ne s'intéresse pas à savoir d'où on vient, où on va. Car après moi, le Déluge!  L'Aurore ... ! Qu'elle soit rouge, dorée, bleue ou verte,  les nouvelles générations d'aujourd'hui sont nées dedans,  un peu comme Obélix dans sa potion magique.

Heureusement que les jours des résistants et/ou des personnes âgées sont comptés! Les premiers seront éliminés et  les seconds s'élimineront d'eux-mêmes, est-il écrit dans L'Aurore rouge.  Quant aux autres, ils sont déjà tous conquis, soumis, ahuris devant ce bel aurore aux doigts roses. 

Enfin, donner une couleur à son Aurore, voilà ce à quoi Nietzsche  n'avait pas pensé ou jugé même nécessaire. Mais ses successeurs, tout illuminés qu'ils soient, eux,  y ont pensé. Et ont montré un goût si prononcé  pour la chose qu'ils en donnent une désormais à chacune de leurs révolutions; celle de Kiev était orange, si on se souvient bien.

De cela,  je me prends à me demander,  de quelle couleur sera la prochaine  révolution que les USA ont déjà préparée pour la Russie ?

Bayreuth, Richard Wagner, Angela Merkel et les Grecs



VLB a écrit:


    -  On dirait un opéra de Wagner, je dis. Cette dissonance que les animaux pratiquent entre eux, que Wagner a su mieux que personne porter à ses limites en y ajoutant cette fureur et cette accélération dans la cadence qui ont fait de ses dernières œuvres ce qui a tant fasciné les nazis: un magma tonitruant destiné à faire  mugir la bête ensauvagée qu'on a parfois tous en soi.
     -  Il aimait les animaux pourtant.
    -  Les chevaux surtout, qu'il faisait courir à la fine épouvante, parce que là aussi il retrouvait la bête ensauvagée qu'on  a parfois tous en soi. Écoute sa musique les yeux fermés. Tu vas facilement imaginer un immense troupeau de chevaux lancé droit devant lui, ne voyant plus les obstacles, en deçà ou au-delà de la raison il est, en route vers quoi? Ce ravin profond qu'ils ne verront pas et dans lequel ils tomberont en hennissant à la mort. Voilà pourquoi je déteste la musique de Wagner: elle est sournoise, rusée, et nous force à faire triompher le pire que nous refoulons en nous-mêmes.  p. 655
 
L'extrait est long, je sais. Mais, il m'était difficile d'en extraire ne serait-ce qu'une seule phrase ... Et voici pourquoi.
 
 
  
 
Le monde entier  (ou presque) s'est quelque peu énervé à l'annonce de la chute d'Angela Merkel, en bas de sa chaise,  au bar de l'opéra, alors qu'elle assistait samedi le 25 juillet dernier au célèbre festival d'opéra de Bayreuth, entièrement dédié à l'œuvre de Richard Wagner.  

Comme il n'y a pas eu de perte de connaissance, la chancelière s'est vite remise.  Selon les informations du HuffPost allemand, la chancelière aurait vacillé à cause de l'état de sa chaise. Citant le porte-parole d'Angela Merkel, il semblerait que la chaise sur laquelle elle était assise se serait cassée, ce qui aurait logiquement provoqué sa chute.

De surcroît, Angela Merkel s'est exprimée à l'issue de la représentation sans signe de faiblesse apparent. "C'était une grande soirée", a-t-elle déclaré citée par l'agence de presse allemande DPA. La nouvelle production de Katharina Wagner, arrière-petite-fille du grand musicien a "bien plu" à la chancelière éprise d'opéra (de Wagner en particulier), qui n'a manqué qu'une seule ouverture de Bayreuth en dix ans, l'an dernier.

Comme on sait, Angela Merkel jouit d'une grande popularité dans son pays et ailleurs dans le monde. Son peuple est donc fier d'elle. Sauf évidemment quelques têtes brûlées qui n'y connaissent pas grand chose en politique encore moins en géopolitique.

Mais nous, de l'extérieur, avons eu le déplaisir de la voir à l'œuvre quelques jours auparavant alors qu'elle menait d'une main de fer dans un gant d'acier,  les négociations serrées avec les créanciers et la chancelante Troïka qui ont conduit les Grecs au bord du précipice, après qu'elle eut repoussé de ses doigts de fée Flushette,   un vote démocratique majoritaire en bonne et due forme. Voilà ce que j'appellerais: faire triompher le pire  que nous refoulons en nous-mêmes. Sournoise et rusée,  la musique de Richard Wagner?

C'est là,  que les mots de VLB  se mettent à trotter dans ma tête ainsi qu'un immense troupeau de  chevaux (mettons ici, le peuple grec) qui,  lancé droit devant,  mais voyant les obstacles et le ravin dans lequel il tombera tête première, sans  beaucoup de droit de regard  en arrière.


Mais qu'est-il donc arrivé à la jeune et studieuse Angela,  ex-membre du mouvement Jeunesse libre allemande dont les objectifs étaient l'approfondissement de l'amitié avec l'Union soviétique et le soutien à tous les peuples du monde en lutte contre l'impérialisme? 

Devenue par les circonstances la femme la plus puissante du monde,  serait-elle tombée malgré elle, ou bien aurait-elle été coulée dans le même moule que celui de ses prédécesseurs,  ayant été comme eux depuis longtemps avant elle, inspirés par un projet machiavélique de dominer les peuples de la planète?   Et qu'étrangement,  le peuple grec aurait été parmi les premières victimes de ce projet à avoir passé au bat,  puis au cash ... ?

Ainsi parlait Zarathoustra! Et en avant, la musique!

J'imagine qu'en Suisse c'est pas pareil


VLB écrit:

« Je n'ai plus envie de l'Éthiopie,
je n'ai plus envie de la vallée de l'Omo,
je n'ai plus envie des grands yeux violets de Judith -
lointains souvenirs d'une vie antérieure,
quand mon corps et mon esprit souffraient
au point que j'avais désappris à lire. »  p. 604

***
Le maudit mot

J'en suis absolument certaine, mon petit doigt souffre de plus en plus d'intolérance à la plus grande  mangeuse de chair humaine de tous les temps.  Or, dans le monde actuel, il existe un mot que je ne puis plus entendre. Un mot auquel je suis profondément allergique. Il s'agit bêtement  du mot:  démocratie.

Ce mot devait et devrait servir de façon très générale à promouvoir la voix des peuples, la paix dans le monde et l'espoir d'en construire un meilleur. En sommes-nous, là, aujourd'hui, mon ami?
 
Il n'y a nul besoin de te faire un dessin puisque ce mot est tellement tordu par la bouche de nos dirigeants et nos maîtres à penser et à dépenser (pour leurs armes),  qu'il  n'a plus aucun sens ni signification autre  que par la volonté de domination partout sur la planète,  appauvrissant les peuples, la plupart déjà démunis,  afin d'enrichir à l'infini les fauteurs pathologiques des guerres perpétuelles. 

Pourquoi te dis-je tout cela? Eh bien, t'est-elle supportable l'odeur qu'on y respire une fois qu'on a fait le tour du merdier dans lequel baigne le monde d'aujourd'hui?
«Nous n'avons pas besoin d'envoyer nos propres Marines sur place pour combattre : les Éthiopiens sont des combattants suffisamment aguerris  et les Kényans et les Ougandais font sérieusement leur travail» en Somalie, s'est vanté, Barack Obama, la semaine dernière, lors de sa récente visite en Éthiopie. 
Soit dit en passant,  l'Éthiopie  est le deuxième pays le plus pauvre de l'Afrique subsaharienne.  Sa dette à la Banque mondiale lui a servi, comme à bien d'autres, à se procurer des armes pour défendre l'hégémonie américaine.  

Enfin un dernier mot sur la démocratie.  « Quand un pour cent a séquestré la volonté populaire et 62 pour cent est soumis au 1 pour cent; quand cela survient à plusieurs reprises dans l'un ou l'autre pays, c'est parce que quelque chose ne fonctionne pas. Et ce qui ne fonctionne pas s'appelle démocratie. » Sott.net

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Je te suis toute ouïe, mon ami. Je t'écoute et je prends note.  Mais  je te le redis: mon petit doigt souffre d'intolérance au chaos: dans ma tête,  dans ma propre vie et  surtout dans le vaste monde.  Et je crois  que les changements climatiques font partie de ce chaos-là. Curieusement,  les jours et les semaines du  mois de juillet 2015, m'ont semblé drôlement plus longs que d'habitude.  Est-ce une simple impression de ma part? 

J'avais pourtant déjà observé il y a quelques années, que le soleil ne se levait plus tout à fait au même endroit. À l'époque, on parlait d'un léger déplacement de l'axe de la planète qui en aurait été la cause. En fait,  pas surprenant avec tous ces tremblements de terre qui déplacent des montagnes! Mais qu'en penses-tu, mon ami? J'imagine qu'en Suisse, les humeurs changeantes de vos montagnes sont si imprévisibles qu'elles peuvent faire et défaire, d'un simple claquement de doigts,  le climat de vos  belles saisons. 

@inconnu
Des aînés Inuits
Mais ici, en Amérique du Nord,  il semble que les anciens des nations inuits soient les témoins d'un changement aussi étrange qu'insondable dans les régions du Grand Nord. Les anciens parlent de la façon dont leur monde (naturel) a changé, comment c'était avant et ce que c'est maintenant.

Or les aînés inuits qui ont partagé leurs connaissances et discuté de changement de climat lors du dernier sommet sur le réchauffement climatique à Copenhague, n'ont pas caché leurs inquiétudes qu'ils n'ont pas craint de faire part aux scientifiques de la NASA. 

D'abord, c'est une image très préoccupante que celle de voir des glaciers qui fondent, des glaces arctiques s'amincissant ou n'existant plus ; des phoques avec des brûlures sur leur fourrure et couverts de lésions dont la peau s'est considérablement détériorée.

Tandis que les scientifiques maintiennent que la pollution anthropique contribue grandement au changement climatique, les anciens des nations inuits sont convaincus, eux,  que quelque chose de bien plus important est en train de se passer. De manière étonnante, ces anciens nous disent que l'apport humain au changement est loin d'être le fin fond de l'affaire...

Selon eux, leur ciel a changé. Les changements de comportement du Soleil et de la Lune affectent la température  aussi bien que la façon dont souffle le vent.  Comme ils subissent une météo extrême devenue la norme, il leur est donc de plus en plus difficile de prédire le temps, quelque chose qui leur était indispensable, en Arctique, autrefois.

Enfin, tous 
d'accord sur ce point important,  les anciens croient que la Terre a changé, vacillé et se serait inclinée vers le Nord.  Et ces derniers essaient d'avertir le monde des effets des changements environnementaux. 

Laisse-moi te dire, mon ami, que pour être honnête avec moi-même,   je me fie davantage aux observations - sur le terrain - des anciens inuits qu'à celles des savants de la NASA.  Désolée si je me suis éloignée de la démocratie ...

Source:  Résistance 71 Blog

Ma soeur jumelle versus le vrai visage de l'Empire




Il était une fois deux pigeons

D'abord, des pigeons en ville, je veux bien. Mais à BDF, me semble que c'est plus gros qu'un fait divers.  Pourtant c'est bien ce type de pigeons-là que j'ai aperçus en couple de ma fenêtre de cuisine tôt un matin la semaine dernière.

Si j'en crois ton horoscope,  mon ami Rob, je crains bien que l'attitude qu'il me faudra adopter dans les prochaines semaines, sera de me défaire d'objets et accessoires dont je n'ai pas un besoin absolu, lesquels parmi mon bazar me servent encore surtout à tuer le temps.  En voici un exemple qui t'aidera à mieux comprendre.

Comme tu vois, pas nécessaire pour moi de traverser un désert à la recherche du temps perdu que je saurai bien retrouver parmi mes vieilleries qui traînassent,  dans le fin fond de mes placards. 

Eh bien, aurais-tu besoin d'un vieux sac de couchage dont je voudrais me débarrasser afin d'y creuser un trou pour y mettre à la place,  une vieille housse de matelas que j'aimerais conserver ...?  Tu vois, et quoi d'autre vais-je découvrir qui pourrait alléger mon bagage?  Le temps presse de regarder la réalité en face. Je vieillis, tu sais. Et plus vite que mon ombre, à part ça.

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Entre-temps VLB a écrit:    « Les utopistes d'aujourd'hui croient que l'Empire américain est sur le point de s'effondrer, comme Nietzsche pensait en 1878 que c'était le cas de l'Empire britannique. Mais quand une nation peut inventer des drones capables de voler jusqu'au bout du monde à partir d'un poste de commande situé sur son propre territoire et frapper efficacement une cible qui a la grosseur d'une tête d'épingle, croire à son effondrement dans l'immédiat relève  de la pensée magique. »  p. 522

Moi qui faisais partie de ces  utopistes-là ... ! J'en reviens pas.  En effet, je vieillis. Et depuis quelques années j'ai appris beaucoup. Entre autres choses, que ce ne sont pas tous les humains, enfin ceux qui en ont l'apparence,  qui sont des êtres mortels comme nous avec ou sans cœur.
 
Pour citer encore, non pas Nietzsche,  mais simplement VLB,  qui dans son temps de scénariste de pièces de théâtre  faisait la pluie et le beau temps parmi les grandes actrices de la terre québécoise avec  lesquelles,  il prenait plaisir à passer des nuits chez elles à les écouter jouer Pablo Casals.

Parlant en particulier de l'une de ces grandes actrices de la terre québécoise, il écrit aussi: « Je la revois, assise toute nue sur un banc, moi à quelques pieds d'elle, le violoncelle entre ses cuisses, les longs doigts allant d'une corde à l'autre comme autant d'oiseaux battant des ailes. »   Dans ma confusion émerveillée, j'ai aussitôt pensé que ces oiseaux battant des ailes auraient pu très bien être les de souche  à mon couple de pigeons.  Ouais!

Alors que cesse de voyager ma folie,  sur ces entrefaites je suis revenue saine et sauve d'un long séjour en Grèce. Non pas sur le dos d'un chameau, mon cher ami,  mais sur celui d'un pigeon voyageur. Et dans mes bagages,  j'y ai rapporté des tonnes d'images de l'effroyable visage de l'Empire qui dirige présentement le monde d'une main de fer dans un gant d'acier.  
 
Un monde ennemi du nôtre d'une incommensurable cruauté, d'une innommable barbarie.  Un monde qui  a  programmé par-devers les temps qu'on appelle aussi le temps des Lumières,  des événements si obscurs qu'il faut plus qu'une simple lampe de poche pour y découvrir toute l'ampleur, toute l'horreur.  Et l'ont mené, hélas,  jusqu'à nous, aujourd'hui.  Enfin, un monde qui nous méprise au point de nous voir disparaître. Et qu'on n'a pas fini de comprendre.

Sauf que « pour de Gaulle comme pour Dostoïevski les nations sont des entités vivantes plus résistantes et plus fortes que les systèmes qui pensent les dominer. »  Sputniknews.com
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La rupture 

Depuis près d'une semaine,  je suis devenue sa jumelle. Et elle,  est devenue la mienne.  Alors donc,  ma sœur jumelle est une maison d'été*. Une maison qui pourrait être mon appart, un modeste trois et demi,  qui lui a servi de refuge. Et cela durera jusqu'à apparence complète de reprise de vie normale dans les meilleures conditions possibles.  
 
Or, là, j'y ai entendu en plus de pénibles révélations et de lourds secrets, tout le chapitre de la femme trompée ...! Puis ai partagé avec elle ses pleurs, sa colère, ses inquiétudes, ses incertitudes, ses doutes, ses remords, sa culpabilité, son inconfort, sa frustration, son insécurité et j'en passe.

Une rupture, ça se survit malgré le fait qu'on croie qu'on va peut-être y laisser sa peau.  Mais comme il n'est pas rare d'envisager la séparation après 40 années de vie commune, il est souhaitable d'avoir toute sa tête quand vient le moment de passer à l'acte. 
 
Et, par bonheur,  je suis convaincue que ma sœur jumelle,  a la sienne bien en place sur ses épaules.  Courage, chère jumelle!

* Expression inspirée de: Mon amoureux est une maison d'automne de Mara Tremblay.

La visite de M. Anthony

 Aujourd'hui

 « Comme à Marathon, aux Thermopyles, à Platées et à Mycale, il y a environ 2500 ans, de nouveau, la liberté occidentale dépend de la Grèce. Aujourd'hui, Washington et son empire d'États vassaux européens jouent le rôle de l'Empire perse, et les Grecs ont, tardivement, formé un gouvernement, Syriza, qui refuse de se soumettre à l'Empire de Washington. »  Paul Craig Roberts, économiste états-unien,  journaliste paléoconservateur et sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan.  Source: Sott.net

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L'autre  soir, alors que la nuit tombait, on frappa à ma porte. En jetant un coup d'oeil à travers l'oeil-de-boeuf, j'ai eu peine à reconnaître cet homme dans la jeune trentaine, la tête rasée et portant l'ombre d'une barbe noire derrière la porte. 
 
- Je suis Anthony, madame,  votre propriétaire.
 
Aussitôt, j'ouvris et le laissai entrer.
 
- Excusez-moi, mais je ne vous avais pas reconnu, dis-je, un peu mal à l'aise.
 
D'un geste machinal, il se passa une main sur la tête. 
 
- Si je suis là,  si tard,  c'est que j'ai reçu des appels concernant des bruits de plomberie dans les murs.  En auriez-vous entendus, vous aussi?  Puis-je vérifier votre salle de bain?
 
- Mais, bien sûr.
 
La salle de bain d'un immeuble de près vingt-cinq ans d'âge  a intérêt à être parfois honorée, par la visite (même tardive) de son propriétaire. 
 
-Oui, j'en ai entendus plusieurs fois. Même qu'il me fallait fermer la porte tellement cela me dérangeait. Je ne connais pas grand-chose à la plomberie, mais j'ai pensé qu'il pouvait s'agir d'un problème d'air dans la tuyauterie.
 
- Soyez sans crainte, je vais m'occuper de ça. Et voir à faire venir un plombier.
 
Comme il mettait la main sur la poignée de la porte, sans vouloir trop le retenir, j'ai osé l'aborder sur  le sujet du jour de la veille. 
 
- Êtes-vous satisfait, M. Anthony,  des résultats du référendum dans votre pays, hier?
 
- Oh oui! Si j'avais été, là, j'aurais voté « Non », moi aussi. Je suis tellement content pour mon peuple. Vous savez, on est très nombreux ici,  à Montréal, à être aussi contents que moi.  
 
-  Quel  exemple de courage pour le reste du monde!  Que votre peuple se soit tenu debout devant rien de moins que l'ordre mondial, ça prend beaucoup d'audace, ça.  
 
Certes, M. Anthony ne s'attendait pas à ce qu'une personne de mon âge utilise pareille  expression, disons-le, de plus en plus barbare.    Mais,  une fois passé son étonnement,  il me fit un large sourire. 

- Le Nouvel Ordre mondial ...? En effet, madame, et c'est bien de cela qu'il s'agit: soumettre les peuples par la dette. Faut le faire comme on dit,  au Québec! 

- Que Dieu vous garde, vous et votre peuple, M. Anthony! *

Il était tard.

Sur ce, il m'a remerciée poliment.

Puis m'a souhaité,  bonne nuit,   avant de refermer la porte derrière lui.

*Depuis la visite de monsieur Anthony, j'ai appris qu'à Athènes, les olives étaient cuites ... Une autre expression barbare.   ICI (lire les deux derniers paragraphes)


***

Ainsi parlait Nietzsche ... 
 

Une centaine d'années après la Révolution française, Nietzsche tire la conclusion suivante:  
 « S'il s'agit désormais dans toute politique de rendre la vie supportable au plus grand nombre possible, c'est affaire aussi toujours au plus grand nombre de déterminer ce qu'il entend par une vie supportable; s'il se croit l'intelligence suffisante pour trouver les vrais moyens de conduire à ce but, à quoi servirait-il d'en douter? Les peuples veulent dorénavant être les artisans de leur bonheur et de leur malheur, et il y a peu d'objections à faire. »  p. 513
 
  ***
Du cash sous les matelas


« Ce que j'ai  envie d'apprendre pour assouvir ma soif de gai savoir?», te demandes-tu , mon ami, cette semaine de « canicule alerte orange »,  (un phénomène jadis appelé « été ») ... ?
 
Eh bien, les Grecs se sont rués  vers les banques, enfin ceux qui n'avaient pas jugé utile de prendre la précaution de retirer les quelques poils qui dépassaient d'une tête leur compte en banque.

Car comme à l'habitude, la décision de fermer les banques en Grèce a été prise durant un   week-end.  Mauvais timing pour les imprévoyants, si tu veux mon avis.  Au début de 2013, les dépôts dans les banques grecques atteignaient 220 milliards d'euros. A la fin avril 2015, ils n'étaient plus que de 175 milliards. Pendant ce temps, le cash gonflait les matelas pour atteindre 46 milliards, comme à la glorieuse époque de 2012. 

Je ne veux pas t'effaroucher avec mes réflexions, mon ami, mais il faut bien se rendre à l'évidence. Les Grecs ont eu besoin d'espèces puisque les banques ont été fermées durant plus d'une semaine. Il leur a fallu du cash pour se nourrir, pour faire un plein d'essence, pour assurer leurs dépenses courantes.

Question : comment ferais-tu, toi,  dans de telles circonstances en supposant que le cash n'existe plus? Cette question est loin d'être saugrenue ou purement théorique car, insidieusement, l'establishment politico-financier met en place sous notre nez cette société sans cash. Donc, comment te débrouilleras-tu quand aucun système de paiement ne subsistera ?

Enfin retiens bien ceci:  la société sans cash permettra à l'État de contrôler toutes les transactions, même les plus anodines comme l'achat de confiseries par un enfant.  

Ah, au fait, ça aussi fait partie des plans du Nouvel Ordre mondial. 
 

Les dix vérités du peuple grec au monde

 
 
Lors du référendum historique du 5 juillet 2015, les Grecs ont envoyé un message de rejet à l’oligarchie politique et financière de l’Europe et un message d’espoir aux peuples du monde.

1. NON à l’Europe de l’austérité, à l’Europe des banques et de l’oligarchie et à l’Europe égoïste. Les politiques d’austérité sont politiquement coûteuses, économiquement inefficaces et socialement désastreuses. Loin de relancer la croissance, la réduction des dépenses, la diminution des salaires et des pensions de retraite, le démantèlement des services publics, y compris d’éducation et de santé, la destruction du code du travail et des acquis sociaux conduisent inévitablement à une contraction de la consommation.

2. OUI à l’Europe sociale, à l’Europe des peuples et à l’Europe du partage. En temps de crise, les Etats doivent adopter une politique de New Deal et réaliser des investissements massifs afin de relancer l’économie. Les mesures de protection sociale doivent être renforcées afin de protéger les catégories les plus vulnérables de la population. De la même manière, une hausse du salaire minimum enclenchera un cercle vertueux car elle relancera la consommation, remplira le carnet de commandes des entreprises, lesquelles embaucheront de nouveaux salariés pour répondre à cette demande, ce qui permettra à l’Etat d’augmenter ses recettes fiscales grâce à ces nouveaux contribuables et de diminuer ses dépenses d’allocations-chômage grâce à la baisse du nombre de personnes sans emploi. Ces nouvelles sources de revenus pour la nation permettront de renforcer les services publics à destination du peuple.

3. NON à la dictature de la finance, aux ultimatums, au chantage de la Troïka, au terrorisme politique, économique, financier et médiatique et aux menaces en tout genre. Il est inadmissible que la Commission européenne, composée de technocrates non élus – donc sans aucune légitimité populaire – décide de la politique économique et sociale d’une nation souveraine. Il s’agit là d’une atteinte à la démocratie et une remise en cause du droit inaliénable des peuples à l’autodétermination.

4. OUI à l’indépendance, à la volonté sacrée des peuples, à la liberté et à la dignité. En portant au pouvoir un gouvernement progressiste mené par Alexis Tsipras de SYRIZA, les Grecs ont voté pour un programme de relance économique anti-austérité et un renforcement de la protection sociale. Aucune entité ne peut interférer dans cette décision souveraine d’un peuple libre.

5. NON à la dette inique, mathématiquement impayable, destinée à asservir les peuples et à satisfaire l’appétit de la finance internationale. Il est temps de mettre fin au système actuel qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter directement aux Etats aux mêmes taux que ceux réservés aux banques privées, c’est-à-dire entre 0 et 1%. La Grèce pourrait résoudre le problème de la dette si une telle réforme était adoptée. Aujourd’hui, lorsque la Grèce a besoin d’un financement, elle est obligée de passer par les banques privées qui lui prêtent à des taux usuraires pouvant atteindre les 18%, des emprunts qu’elles ont-elles-mêmes souscrits à des taux inférieurs à 1% !

6. OUI à un audit international des dettes publiques, à la renégociation et à l’annulation des emprunts illégitimes. Selon la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, « la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi, nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux. […] Le caractère insoutenable de la dette publique grecque était évident depuis l’origine pour les créanciers internationaux, les autorités grecques et les grands médias. Pourtant, les autorités grecques et certains gouvernements de l’Union Européenne se sont ligués pour rejeter une restructuration de la dette publique en 2010, dans le seul but de protéger les institutions financières privées. Les grands médias officiels ont dissimulé la vérité au public en soutenant que le plan de sauvetage allait être bénéfique pour la Grèce, tout en passant en boucle le récit selon lequel la population ne faisait que payer pour ses propres turpitudes ». 

7. NON à l’accumulation des richesses, à l’égoïsme et à l’individualisme. L’Europe actuelle est le paradis des nantis et l’enfer des peuples. Elle est l’illustration parfaite de la célèbre maxime voltairienne selon laquelle « une société bien organisée est celle où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne ». 

8. OUI à la répartition des richesses, à la solidarité et à la défense de l’intérêt général. La crise actuelle n’est pas due à une question de ressources car l’Europe n’a jamais été aussi riche de son histoire. Il est donc urgent de procéder à une répartition équitable des richesses et de placer la dignité humaine au centre du projet européen. 

9. NON à la dictature des puissants. La Grèce, berceau de la démocratie, rappelle à l’Europe et au monde le fameux avertissement de Maximilien Robespierre. Le Héros de la Révolution française qui, dès le départ, avait choisi le camp des pauvres, avait dénoncé « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». 

10. OUI à la révolte des peuples contre toutes les injustices, à l’insurrection civique et pacifique et à la résistance à l’oppression. Les peuples ne sont pas condamnés à l’indifférence et à l’humiliation et ont le pouvoir de prendre en main leur propre destin. La misère n’est pas une fatalité mais une décision politique imposée par les élites rapaces et insatiables. L’heure est à la révolte de la plèbe, des écrasés et des révoqués contre la brutalité de la finance mondiale. 

Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

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