J'imagine qu'en Suisse c'est pas pareil


VLB écrit:

« Je n'ai plus envie de l'Éthiopie,
je n'ai plus envie de la vallée de l'Omo,
je n'ai plus envie des grands yeux violets de Judith -
lointains souvenirs d'une vie antérieure,
quand mon corps et mon esprit souffraient
au point que j'avais désappris à lire. »  p. 604

***
Le maudit mot

J'en suis absolument certaine, mon petit doigt souffre de plus en plus d'intolérance à la plus grande  mangeuse de chair humaine de tous les temps.  Or, dans le monde actuel, il existe un mot que je ne puis plus entendre. Un mot auquel je suis profondément allergique. Il s'agit bêtement  du mot:  démocratie.

Ce mot devait et devrait servir de façon très générale à promouvoir la voix des peuples, la paix dans le monde et l'espoir d'en construire un meilleur. En sommes-nous, là, aujourd'hui, mon ami?
 
Il n'y a nul besoin de te faire un dessin puisque ce mot est tellement tordu par la bouche de nos dirigeants et nos maîtres à penser et à dépenser (pour leurs armes),  qu'il  n'a plus aucun sens ni signification autre  que par la volonté de domination partout sur la planète,  appauvrissant les peuples, la plupart déjà démunis,  afin d'enrichir à l'infini les fauteurs pathologiques des guerres perpétuelles. 

Pourquoi te dis-je tout cela? Eh bien, t'est-elle supportable l'odeur qu'on y respire une fois qu'on a fait le tour du merdier dans lequel baigne le monde d'aujourd'hui?
«Nous n'avons pas besoin d'envoyer nos propres Marines sur place pour combattre : les Éthiopiens sont des combattants suffisamment aguerris  et les Kényans et les Ougandais font sérieusement leur travail» en Somalie, s'est vanté, Barack Obama, la semaine dernière, lors de sa récente visite en Éthiopie. 
Soit dit en passant,  l'Éthiopie  est le deuxième pays le plus pauvre de l'Afrique subsaharienne.  Sa dette à la Banque mondiale lui a servi, comme à bien d'autres, à se procurer des armes pour défendre l'hégémonie américaine.  

Enfin un dernier mot sur la démocratie.  « Quand un pour cent a séquestré la volonté populaire et 62 pour cent est soumis au 1 pour cent; quand cela survient à plusieurs reprises dans l'un ou l'autre pays, c'est parce que quelque chose ne fonctionne pas. Et ce qui ne fonctionne pas s'appelle démocratie. » Sott.net

***
 
Je te suis toute ouïe, mon ami. Je t'écoute et je prends note.  Mais  je te le redis: mon petit doigt souffre d'intolérance au chaos: dans ma tête,  dans ma propre vie et  surtout dans le vaste monde.  Et je crois  que les changements climatiques font partie de ce chaos-là. Curieusement,  les jours et les semaines du  mois de juillet 2015, m'ont semblé drôlement plus longs que d'habitude.  Est-ce une simple impression de ma part? 

J'avais pourtant déjà observé il y a quelques années, que le soleil ne se levait plus tout à fait au même endroit. À l'époque, on parlait d'un léger déplacement de l'axe de la planète qui en aurait été la cause. En fait,  pas surprenant avec tous ces tremblements de terre qui déplacent des montagnes! Mais qu'en penses-tu, mon ami? J'imagine qu'en Suisse, les humeurs changeantes de vos montagnes sont si imprévisibles qu'elles peuvent faire et défaire, d'un simple claquement de doigts,  le climat de vos  belles saisons. 

@inconnu
Des aînés Inuits
Mais ici, en Amérique du Nord,  il semble que les anciens des nations inuits soient les témoins d'un changement aussi étrange qu'insondable dans les régions du Grand Nord. Les anciens parlent de la façon dont leur monde (naturel) a changé, comment c'était avant et ce que c'est maintenant.

Or les aînés inuits qui ont partagé leurs connaissances et discuté de changement de climat lors du dernier sommet sur le réchauffement climatique à Copenhague, n'ont pas caché leurs inquiétudes qu'ils n'ont pas craint de faire part aux scientifiques de la NASA. 

D'abord, c'est une image très préoccupante que celle de voir des glaciers qui fondent, des glaces arctiques s'amincissant ou n'existant plus ; des phoques avec des brûlures sur leur fourrure et couverts de lésions dont la peau s'est considérablement détériorée.

Tandis que les scientifiques maintiennent que la pollution anthropique contribue grandement au changement climatique, les anciens des nations inuits sont convaincus, eux,  que quelque chose de bien plus important est en train de se passer. De manière étonnante, ces anciens nous disent que l'apport humain au changement est loin d'être le fin fond de l'affaire...

Selon eux, leur ciel a changé. Les changements de comportement du Soleil et de la Lune affectent la température  aussi bien que la façon dont souffle le vent.  Comme ils subissent une météo extrême devenue la norme, il leur est donc de plus en plus difficile de prédire le temps, quelque chose qui leur était indispensable, en Arctique, autrefois.

Enfin, tous 
d'accord sur ce point important,  les anciens croient que la Terre a changé, vacillé et se serait inclinée vers le Nord.  Et ces derniers essaient d'avertir le monde des effets des changements environnementaux. 

Laisse-moi te dire, mon ami, que pour être honnête avec moi-même,   je me fie davantage aux observations - sur le terrain - des anciens inuits qu'à celles des savants de la NASA.  Désolée si je me suis éloignée de la démocratie ...

Source:  Résistance 71 Blog

Ma soeur jumelle versus le vrai visage de l'Empire




Il était une fois deux pigeons

D'abord, des pigeons en ville, je veux bien. Mais à BDF, me semble que c'est plus gros qu'un fait divers.  Pourtant c'est bien ce type de pigeons-là que j'ai aperçus en couple de ma fenêtre de cuisine tôt un matin la semaine dernière.

Si j'en crois ton horoscope,  mon ami Rob, je crains bien que l'attitude qu'il me faudra adopter dans les prochaines semaines, sera de me défaire d'objets et accessoires dont je n'ai pas un besoin absolu, lesquels parmi mon bazar me servent encore surtout à tuer le temps.  En voici un exemple qui t'aidera à mieux comprendre.

Comme tu vois, pas nécessaire pour moi de traverser un désert à la recherche du temps perdu que je saurai bien retrouver parmi mes vieilleries qui traînassent,  dans le fin fond de mes placards. 

Eh bien, aurais-tu besoin d'un vieux sac de couchage dont je voudrais me débarrasser afin d'y creuser un trou pour y mettre à la place,  une vieille housse de matelas que j'aimerais conserver ...?  Tu vois, et quoi d'autre vais-je découvrir qui pourrait alléger mon bagage?  Le temps presse de regarder la réalité en face. Je vieillis, tu sais. Et plus vite que mon ombre, à part ça.

***

Entre-temps VLB a écrit:    « Les utopistes d'aujourd'hui croient que l'Empire américain est sur le point de s'effondrer, comme Nietzsche pensait en 1878 que c'était le cas de l'Empire britannique. Mais quand une nation peut inventer des drones capables de voler jusqu'au bout du monde à partir d'un poste de commande situé sur son propre territoire et frapper efficacement une cible qui a la grosseur d'une tête d'épingle, croire à son effondrement dans l'immédiat relève  de la pensée magique. »  p. 522

Moi qui faisais partie de ces  utopistes-là ... ! J'en reviens pas.  En effet, je vieillis. Et depuis quelques années j'ai appris beaucoup. Entre autres choses, que ce ne sont pas tous les humains, enfin ceux qui en ont l'apparence,  qui sont des êtres mortels comme nous avec ou sans cœur.
 
Pour citer encore, non pas Nietzsche,  mais simplement VLB,  qui dans son temps de scénariste de pièces de théâtre  faisait la pluie et le beau temps parmi les grandes actrices de la terre québécoise avec  lesquelles,  il prenait plaisir à passer des nuits chez elles à les écouter jouer Pablo Casals.

Parlant en particulier de l'une de ces grandes actrices de la terre québécoise, il écrit aussi: « Je la revois, assise toute nue sur un banc, moi à quelques pieds d'elle, le violoncelle entre ses cuisses, les longs doigts allant d'une corde à l'autre comme autant d'oiseaux battant des ailes. »   Dans ma confusion émerveillée, j'ai aussitôt pensé que ces oiseaux battant des ailes auraient pu très bien être les de souche  à mon couple de pigeons.  Ouais!

Alors que cesse de voyager ma folie,  sur ces entrefaites je suis revenue saine et sauve d'un long séjour en Grèce. Non pas sur le dos d'un chameau, mon cher ami,  mais sur celui d'un pigeon voyageur. Et dans mes bagages,  j'y ai rapporté des tonnes d'images de l'effroyable visage de l'Empire qui dirige présentement le monde d'une main de fer dans un gant d'acier.  
 
Un monde ennemi du nôtre d'une incommensurable cruauté, d'une innommable barbarie.  Un monde qui  a  programmé par-devers les temps qu'on appelle aussi le temps des Lumières,  des événements si obscurs qu'il faut plus qu'une simple lampe de poche pour y découvrir toute l'ampleur, toute l'horreur.  Et l'ont mené, hélas,  jusqu'à nous, aujourd'hui.  Enfin, un monde qui nous méprise au point de nous voir disparaître. Et qu'on n'a pas fini de comprendre.

Sauf que « pour de Gaulle comme pour Dostoïevski les nations sont des entités vivantes plus résistantes et plus fortes que les systèmes qui pensent les dominer. »  Sputniknews.com
***

La rupture 

Depuis près d'une semaine,  je suis devenue sa jumelle. Et elle,  est devenue la mienne.  Alors donc,  ma sœur jumelle est une maison d'été*. Une maison qui pourrait être mon appart, un modeste trois et demi,  qui lui a servi de refuge. Et cela durera jusqu'à apparence complète de reprise de vie normale dans les meilleures conditions possibles.  
 
Or, là, j'y ai entendu en plus de pénibles révélations et de lourds secrets, tout le chapitre de la femme trompée ...! Puis ai partagé avec elle ses pleurs, sa colère, ses inquiétudes, ses incertitudes, ses doutes, ses remords, sa culpabilité, son inconfort, sa frustration, son insécurité et j'en passe.

Une rupture, ça se survit malgré le fait qu'on croie qu'on va peut-être y laisser sa peau.  Mais comme il n'est pas rare d'envisager la séparation après 40 années de vie commune, il est souhaitable d'avoir toute sa tête quand vient le moment de passer à l'acte. 
 
Et, par bonheur,  je suis convaincue que ma sœur jumelle,  a la sienne bien en place sur ses épaules.  Courage, chère jumelle!

* Expression inspirée de: Mon amoureux est une maison d'automne de Mara Tremblay.

La visite de M. Anthony

 Aujourd'hui

 « Comme à Marathon, aux Thermopyles, à Platées et à Mycale, il y a environ 2500 ans, de nouveau, la liberté occidentale dépend de la Grèce. Aujourd'hui, Washington et son empire d'États vassaux européens jouent le rôle de l'Empire perse, et les Grecs ont, tardivement, formé un gouvernement, Syriza, qui refuse de se soumettre à l'Empire de Washington. »  Paul Craig Roberts, économiste états-unien,  journaliste paléoconservateur et sous-secrétaire au Trésor dans l'administration Reagan.  Source: Sott.net

***
 
L'autre  soir, alors que la nuit tombait, on frappa à ma porte. En jetant un coup d'oeil à travers l'oeil-de-boeuf, j'ai eu peine à reconnaître cet homme dans la jeune trentaine, la tête rasée et portant l'ombre d'une barbe noire derrière la porte. 
 
- Je suis Anthony, madame,  votre propriétaire.
 
Aussitôt, j'ouvris et le laissai entrer.
 
- Excusez-moi, mais je ne vous avais pas reconnu, dis-je, un peu mal à l'aise.
 
D'un geste machinal, il se passa une main sur la tête. 
 
- Si je suis là,  si tard,  c'est que j'ai reçu des appels concernant des bruits de plomberie dans les murs.  En auriez-vous entendus, vous aussi?  Puis-je vérifier votre salle de bain?
 
- Mais, bien sûr.
 
La salle de bain d'un immeuble de près vingt-cinq ans d'âge  a intérêt à être parfois honorée, par la visite (même tardive) de son propriétaire. 
 
-Oui, j'en ai entendus plusieurs fois. Même qu'il me fallait fermer la porte tellement cela me dérangeait. Je ne connais pas grand-chose à la plomberie, mais j'ai pensé qu'il pouvait s'agir d'un problème d'air dans la tuyauterie.
 
- Soyez sans crainte, je vais m'occuper de ça. Et voir à faire venir un plombier.
 
Comme il mettait la main sur la poignée de la porte, sans vouloir trop le retenir, j'ai osé l'aborder sur  le sujet du jour de la veille. 
 
- Êtes-vous satisfait, M. Anthony,  des résultats du référendum dans votre pays, hier?
 
- Oh oui! Si j'avais été, là, j'aurais voté « Non », moi aussi. Je suis tellement content pour mon peuple. Vous savez, on est très nombreux ici,  à Montréal, à être aussi contents que moi.  
 
-  Quel  exemple de courage pour le reste du monde!  Que votre peuple se soit tenu debout devant rien de moins que l'ordre mondial, ça prend beaucoup d'audace, ça.  
 
Certes, M. Anthony ne s'attendait pas à ce qu'une personne de mon âge utilise pareille  expression, disons-le, de plus en plus barbare.    Mais,  une fois passé son étonnement,  il me fit un large sourire. 

- Le Nouvel Ordre mondial ...? En effet, madame, et c'est bien de cela qu'il s'agit: soumettre les peuples par la dette. Faut le faire comme on dit,  au Québec! 

- Que Dieu vous garde, vous et votre peuple, M. Anthony! *

Il était tard.

Sur ce, il m'a remerciée poliment.

Puis m'a souhaité,  bonne nuit,   avant de refermer la porte derrière lui.

*Depuis la visite de monsieur Anthony, j'ai appris qu'à Athènes, les olives étaient cuites ... Une autre expression barbare.   ICI (lire les deux derniers paragraphes)


***

Ainsi parlait Nietzsche ... 
 

Une centaine d'années après la Révolution française, Nietzsche tire la conclusion suivante:  
 « S'il s'agit désormais dans toute politique de rendre la vie supportable au plus grand nombre possible, c'est affaire aussi toujours au plus grand nombre de déterminer ce qu'il entend par une vie supportable; s'il se croit l'intelligence suffisante pour trouver les vrais moyens de conduire à ce but, à quoi servirait-il d'en douter? Les peuples veulent dorénavant être les artisans de leur bonheur et de leur malheur, et il y a peu d'objections à faire. »  p. 513
 
  ***
Du cash sous les matelas


« Ce que j'ai  envie d'apprendre pour assouvir ma soif de gai savoir?», te demandes-tu , mon ami, cette semaine de « canicule alerte orange »,  (un phénomène jadis appelé « été ») ... ?
 
Eh bien, les Grecs se sont rués  vers les banques, enfin ceux qui n'avaient pas jugé utile de prendre la précaution de retirer les quelques poils qui dépassaient d'une tête leur compte en banque.

Car comme à l'habitude, la décision de fermer les banques en Grèce a été prise durant un   week-end.  Mauvais timing pour les imprévoyants, si tu veux mon avis.  Au début de 2013, les dépôts dans les banques grecques atteignaient 220 milliards d'euros. A la fin avril 2015, ils n'étaient plus que de 175 milliards. Pendant ce temps, le cash gonflait les matelas pour atteindre 46 milliards, comme à la glorieuse époque de 2012. 

Je ne veux pas t'effaroucher avec mes réflexions, mon ami, mais il faut bien se rendre à l'évidence. Les Grecs ont eu besoin d'espèces puisque les banques ont été fermées durant plus d'une semaine. Il leur a fallu du cash pour se nourrir, pour faire un plein d'essence, pour assurer leurs dépenses courantes.

Question : comment ferais-tu, toi,  dans de telles circonstances en supposant que le cash n'existe plus? Cette question est loin d'être saugrenue ou purement théorique car, insidieusement, l'establishment politico-financier met en place sous notre nez cette société sans cash. Donc, comment te débrouilleras-tu quand aucun système de paiement ne subsistera ?

Enfin retiens bien ceci:  la société sans cash permettra à l'État de contrôler toutes les transactions, même les plus anodines comme l'achat de confiseries par un enfant.  

Ah, au fait, ça aussi fait partie des plans du Nouvel Ordre mondial. 
 

Les dix vérités du peuple grec au monde

 
 
Lors du référendum historique du 5 juillet 2015, les Grecs ont envoyé un message de rejet à l’oligarchie politique et financière de l’Europe et un message d’espoir aux peuples du monde.

1. NON à l’Europe de l’austérité, à l’Europe des banques et de l’oligarchie et à l’Europe égoïste. Les politiques d’austérité sont politiquement coûteuses, économiquement inefficaces et socialement désastreuses. Loin de relancer la croissance, la réduction des dépenses, la diminution des salaires et des pensions de retraite, le démantèlement des services publics, y compris d’éducation et de santé, la destruction du code du travail et des acquis sociaux conduisent inévitablement à une contraction de la consommation.

2. OUI à l’Europe sociale, à l’Europe des peuples et à l’Europe du partage. En temps de crise, les Etats doivent adopter une politique de New Deal et réaliser des investissements massifs afin de relancer l’économie. Les mesures de protection sociale doivent être renforcées afin de protéger les catégories les plus vulnérables de la population. De la même manière, une hausse du salaire minimum enclenchera un cercle vertueux car elle relancera la consommation, remplira le carnet de commandes des entreprises, lesquelles embaucheront de nouveaux salariés pour répondre à cette demande, ce qui permettra à l’Etat d’augmenter ses recettes fiscales grâce à ces nouveaux contribuables et de diminuer ses dépenses d’allocations-chômage grâce à la baisse du nombre de personnes sans emploi. Ces nouvelles sources de revenus pour la nation permettront de renforcer les services publics à destination du peuple.

3. NON à la dictature de la finance, aux ultimatums, au chantage de la Troïka, au terrorisme politique, économique, financier et médiatique et aux menaces en tout genre. Il est inadmissible que la Commission européenne, composée de technocrates non élus – donc sans aucune légitimité populaire – décide de la politique économique et sociale d’une nation souveraine. Il s’agit là d’une atteinte à la démocratie et une remise en cause du droit inaliénable des peuples à l’autodétermination.

4. OUI à l’indépendance, à la volonté sacrée des peuples, à la liberté et à la dignité. En portant au pouvoir un gouvernement progressiste mené par Alexis Tsipras de SYRIZA, les Grecs ont voté pour un programme de relance économique anti-austérité et un renforcement de la protection sociale. Aucune entité ne peut interférer dans cette décision souveraine d’un peuple libre.

5. NON à la dette inique, mathématiquement impayable, destinée à asservir les peuples et à satisfaire l’appétit de la finance internationale. Il est temps de mettre fin au système actuel qui interdit à la Banque centrale européenne de prêter directement aux Etats aux mêmes taux que ceux réservés aux banques privées, c’est-à-dire entre 0 et 1%. La Grèce pourrait résoudre le problème de la dette si une telle réforme était adoptée. Aujourd’hui, lorsque la Grèce a besoin d’un financement, elle est obligée de passer par les banques privées qui lui prêtent à des taux usuraires pouvant atteindre les 18%, des emprunts qu’elles ont-elles-mêmes souscrits à des taux inférieurs à 1% !

6. OUI à un audit international des dettes publiques, à la renégociation et à l’annulation des emprunts illégitimes. Selon la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque, « la dette issue des mesures de la Troïka constitue une violation caractérisée des droits humains fondamentaux des résidents de la Grèce. Ainsi, nous sommes parvenus à la conclusion que la Grèce ne doit pas payer cette dette, du fait de son caractère illégal, illégitime et odieux. […] Le caractère insoutenable de la dette publique grecque était évident depuis l’origine pour les créanciers internationaux, les autorités grecques et les grands médias. Pourtant, les autorités grecques et certains gouvernements de l’Union Européenne se sont ligués pour rejeter une restructuration de la dette publique en 2010, dans le seul but de protéger les institutions financières privées. Les grands médias officiels ont dissimulé la vérité au public en soutenant que le plan de sauvetage allait être bénéfique pour la Grèce, tout en passant en boucle le récit selon lequel la population ne faisait que payer pour ses propres turpitudes ». 

7. NON à l’accumulation des richesses, à l’égoïsme et à l’individualisme. L’Europe actuelle est le paradis des nantis et l’enfer des peuples. Elle est l’illustration parfaite de la célèbre maxime voltairienne selon laquelle « une société bien organisée est celle où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne ». 

8. OUI à la répartition des richesses, à la solidarité et à la défense de l’intérêt général. La crise actuelle n’est pas due à une question de ressources car l’Europe n’a jamais été aussi riche de son histoire. Il est donc urgent de procéder à une répartition équitable des richesses et de placer la dignité humaine au centre du projet européen. 

9. NON à la dictature des puissants. La Grèce, berceau de la démocratie, rappelle à l’Europe et au monde le fameux avertissement de Maximilien Robespierre. Le Héros de la Révolution française qui, dès le départ, avait choisi le camp des pauvres, avait dénoncé « le joug de l’aristocratie des riches, la plus insupportable de toutes » : « Les riches prétendent à tout, ils veulent tout envahir et tout dominer. Les abus sont l’ouvrage et le domaine des riches, ils sont les fléaux du peuple : l’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». 

10. OUI à la révolte des peuples contre toutes les injustices, à l’insurrection civique et pacifique et à la résistance à l’oppression. Les peuples ne sont pas condamnés à l’indifférence et à l’humiliation et ont le pouvoir de prendre en main leur propre destin. La misère n’est pas une fatalité mais une décision politique imposée par les élites rapaces et insatiables. L’heure est à la révolte de la plèbe, des écrasés et des révoqués contre la brutalité de la finance mondiale. 

Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

Grèce: Vive les États-Unis d'Europe !





Le 5 juillet prochain

« C'est son choix souverain,  (...) c'est la démocratie, (...)
c'est le droit du peuple grec de dire ce qu'il veut
pour son avenir. ».  François Hollande

Si j'étais grecque, le 5 juillet prochain,  je ne sais pas pour quoi je voterais. Mais je n'annulerais certes  pas mon vote pour autant.  De cela,  je m'en voudrais à mort!

J'ignore s'il est le seul à l'avoir dit, mais selon François Hollande, président de la France, le référendum en Grèce dimanche relève du "choix souverain"  sur son maintien ou non dans la zone euro. Mais bien sûr, le président a voulu croire pourtant qu'un accord restait "possible" entre le pays et ses créanciers.

À cela, je n'y crois pas puisque la dette grecque aurait été octroyée sur des prétextes mensongers. Lire ICI, ICI et ICI.  Or, si j'étais grecque, le 5 juillet prochain,  je crois bien désormais savoir pour quoi je voterais.  Et advienne que pourra.  Malgré le love-in de  mamours que viendront leur faire  aujourd'hui,  les Européens, comme celui des Anglos-canadiens débarqués en masse, contre nous, en 1995 ...

Sur ce, je salue cordialement et tout particulièrement,  les Retraité-es grecs qui ont déjà perdu 40 % de leurs revenus jusqu'à ce jour, à cause de l'austérité qui leur a été imposée par le nouvel empire*. Et qui risquent encore de perdre davantage à court et moyen terme afin de calmer les féroces appétits  de la Troïka (FMI, BCE et CE) 

*Nouvel empire est l'expression  employée par  Francine Pelletier dans Le Devoir,  le 20 juin  dernier.

***


Mais d'ici là,  pour qu'il soit à la hauteur de sa femme, Cosima, il fallait faire monter sur un tabouret  le grand Wagner (qui avait l'air d'un nain à ses côtés), l'Allemand pur et dur qui se prenait pour Dieu.  Ironie du sort, Nietzsche avait mis Cosima Wagner sur un piédestal, et elle y restera jusqu'à sa mort.

« Avant même d'atteindre la trentaine, Cosima n'était déjà plus la belle femme qui avait séduit Wagner: grande et maigre, elle avait un long cou d'oiseau (genre celui de Christine Lagarde, FMI ...), peu de lèvres, un nez fort et long, les yeux tristes, le front large et des cheveux si minces qu'elle les faisait gonfler pour paraître en avoir davantage. » p. 436
 
Il a fait 14° C, hier matin. Me semble qu'on n'a pas eu beaucoup d'été, cette année ... C'est l'automne, ou quoi? 

Heureusement que la lecture ne nous abandonne jamais. L'art de polar-iser la vie des autres, de grands hommes en particulier,  puis de fouiller l'histoire de leur monde et de l'époque dans laquelle ils ont vécu,  ça prend quand même un certain génie pour arriver à ça. Ce qui n'est pas donné à tous les écrivains. VLB,  quant à lui, manie cet art rare.  Faut-il se surprendre qu'il  ait même épousé une femme rare ... ?

Dans le cas de VLB, aimer sa  femme rare pendant si longtemps, c'est ainsi qu'il en parlait, selon moi,  il ne peut que s'agir pour cela d'un être fidèle, doux et généreux, qui s'est donné tout entier à son entourage*. Ce qui est, bien sûr, d'une grande rareté.  

*  Un être fidèle, doux et généreux, qui se donne tout entier à son entourage, c'est rare.
Citation de Bram Stoker ; Dracula (1897)

Ce que l'auteur de 666 Friedrich Nietzsche a découvert concernant le héros (de son polar) au fur et à mesure de ses recherches, révèle aussi que Wagner, un vibrant nationaliste égotiste parce qu'il  n'est qu'un Allemand,  tandis que Nietzsche,  lui, était davantage un super-Européen pour qui les frontières devaient être abolies.  

Et quant à la religion de l'avenir, Nietzsche avait sa petite idée là-dessus. Il pensait qu'elle ne devait surtout  pas devenir la suprématie impériale d'une seule nation.  Mon petit doigt me dit,  en l'occurrence de l'Allemagne.

Eh bien, n'est-ce pas ce vers quoi cette imbroglio d'idées opposées  a fini par aboutir aujourd'hui, jusqu'à nous?  C'est de  ce chaos-là,  bien qu'on ne s'y attendait pas,  qu'on retrouve les premiers  balbutiements du Monde pour lequel,  on nous a mis si soigneusement la table. 

« Saluons l'aube bénie des États-Unis d'Europe », a dit un jour (1853) Victor Hugo, comme dans un crédo fait sien par Nietzsche, lui-même.   p. 422

À suivre
 

La chasse aux sorcières et sorciers de la conspiration


 Une véritable campagne d’intimidation se déploie – à coups d’émissions TV, de dossiers de presse, d’accusations infâmantes, de « listes noires »,  d’interdictions de parler etc… – à l’encontre de « complotistes » et de « confusionnistes » où l’on fait figurer, pêle-mêle, des critiques surtout dérangeants des politiques des États-Unis, d’Israël, de l’Union européenne etc… (curieusement, il s’agit toujours de ceux-là !)  et les « populistes » « antisémites » « conspirationnistes délirants » auxquels les précédents sont abusivement amalgamés.

Les procédés de cette « chasse aux sorcières », couverte par certains intellectuels français, sont de type policier et rappellent les méthodes de l’extrême-droite « organisée », y compris des menaces physiques à l’encontre d’organisateurs de débats « conspirationnistes ».

Cela frise la terreur intellectuelle, vu que les « accusés » sont quasiment mis en demeure de se taire ou, de facto, réduits au silence par des médias (journalistes) eux-mêmes effrayés d’être vus en sulfureuse compagnie.

Difficile de savoir « qui tire les ficelles » de ce…complot médiatique auquel prend également part une certaine « gauche » bien pensante. Il faudrait IDENTIFIER les sources, en particulier les soi-disant « antifas » qui se chargent de cette basse besogne.

 Le portrait est dressé : celui qui émet un doute sur les thèses présentées par le pouvoir s’appelle un conspirationniste, c’est un malade mental généralement peu instruit appartenant à la masse et sujet à des croyances populaires car il ne comprend pas le monde.

Dans les articles français, on trouve l’utilisation de la même méthode, puisque l’on parle de « vulnérabilité »  au conspirationnisme  comme à une maladie, vulnérabilité accrue avec la jeunesse : l’idée est de faire passer la remise en cause des thèses officielles pour de l’adolescence attardée*. Les conspirationnistes sont donc des victimes – immatures dans la totalité des cas – et les journalistes se demandent comment leur venir en aide.

L’un des articles va d’ailleurs plus loin que la simple référence à l’adolescence puisqu’il parle des enfants tentés par la théorie du complot. Ainsi, si un doute naît dans votre esprit sur ce qui vous est présenté officiellement, cela signifie que vous êtes retombés en enfance.

Article complet ICI

* Les temps changent.  J'entends encore les belles paroles des confesseurs de ma génération. Dans ce temps-là,  c'était le péché du plaisir solitaire qu'on faisait passer  pour de l'adolescence et/ou de l'enfance attardée.   

À l'aube du Nouvel Ordre mondial: les Jésuites




Chapeau, VLB!


Wagner, l'inventeur de la musique de l'avenir,  
ce va-nu-pied célèbre par ses échecs,
l'ennemi de Mendelssohn et d'Istraël!

La coupe d'insultes déborde quand les Jésuites,
qui aiment bien s'occuper de politique,
envoient leurs ambassadeurs auprès de Wagner à Munich.
Que veulent-ils?

« Les Jésuites souhaitent utiliser Wagner pour obtenir
l'appui du roi Louis II en faveur d'un royaume rhénan
et  westphalien qui engloberait une partie de la Belgique.

Les Jésuites sont financés par une banque (Rosthchild ...?) de
crédit agricole dont l'activité s'étend jusqu'en Autriche.

Le diplomate chargé de conduire les pourparlers
est un intime de Franz Lizst! »  p. 383

Franz Lizst était  le père de Cosima. Et cette dernière, la femme de Wagner ...

La Jésuiterie à l'oeuvre

Je me doutais bien que  l'anguille sous roche  cachée derrière le titre de l'ouvrage colossal de Victor-Lévy Beaulieu,  allait sortir de sa cache d'un moment à l'autre. 
 
Il a bien fallu que ces Jésuites-là, soit dit en passant  nos futurs Maîtres du Monde,  grenouillent terriblement à l'époque de Nietzsche et de ses amis, dont Richard Wagner et combien d'autres, et manient avec art, ruse et cruauté   toute leur  panoplie de tractations et de coups tordus, sataniquement planifiés,  ayant pour but d'y implanter leur projet éventuel de domination mondiale.  
 
Tout le monde connaît aujourd'hui l'expression Nouvel Ordre mondial, cet organisme plus ou moins occulte  qui contrôle notre existence de A à Z depuis des générations.   Bref, il est bien normal que cela ait commencé quelque part sous la férule des Jésuites qui depuis le 16è siècle en menaient bien large en Europe.
 
Mais où est, non pas Charlie, mais Nietzsche dans tout ce fatras ?  À sa chère Samm, l'auteur s'excuse de faire si long sur le grand musicien, car c'est en lisant  sur Richard Wagner que VLB a compris pourquoi Nietzsche en a fait son Père,  et pourquoi il l'a tué pour ne pas avoir à se suicider.
 
C'est là,  que sous des détours relatant à n'en plus finir sa propre vie mouvementée,  VLB nous mène en bateau, pour ne pas dire en enfer  à la façon d'un véritable polar.  En fait, exactement comme je les aime.
 
À suivre.

Comptez sur moi!

***




Et pour ça aussi, à suivre. 
 

Bleu: Le bruit des saisons qui efface celui de tous les silences

 

Le bleu est ma couleur préférée.
C'est la raison pour laquelle j'en porte à l'année longue.
Non seulement ça,  mais j'en porte partout,
même quand je me promène à l'étranger.
 
Tout ça pour dire,
étant donné que je porte souvent
des vêtements de cette couleur,
je considère fêter
 la fête nationale chacun de ces jours-là.
 
Bref, plus politique que ça, tu meurs.
Le pire: j'assume!
 
Bonne fête nationale! 
 
***
 
 
  
« Mes chiens hurlent au loin. Même si les trains ne passent pas sur l'Antiterre, ils hurlent quand même, aux heures où déferlent la grosse locomotive et sa traînée de wagons sur la voie ferrée qu'il y a derrière la vaste maison des Trois-Pistoles.  Moi qui ne me réveillais pas lorsque le train passait de nuit. je le fais maintenant - à deux heures et à quatre heures, j'ouvre l'œil, mes oreilles pleines de roues qui grinchent sur les rails. Je compte alors les dormants sur lesquels s'appuient les rails, de Notre-Dame-des Neiges à Saint Fabien, puis je me rendors ... »   p. 268
 
 Comme si les chiens de VLB et les trains que ce dernier entend la nuit,
 faisaient avec moi le trajet qui mènent au paradis de tes anges, cher Breszny. Ainsi que te le disait le théologien protestant, Karl Bath,  que tu me cites si allègrement, ceux qui veulent glorifier Dieu, écoutent de la musique de Bach, alors que ceux qui  sont entre eux, jouent du Mozart.


Eh bien, ces temps-ci, mes nuits me transportent de la musique baroque au chant de l'Oiseau bleu qui passe au-dessus de mes terres, dès que l'aube se lève. Et cela depuis trois heures trente du matin, en y ajoutant une minute ou deux à chaque nuit (ou jour, c'est selon) qui marque ainsi  la fuite du temps sur mon calendrier.  Comme de raison, le chant de cet oiseau de nuit ou de bon augure se module à mes angoisses, à mes cauchemars, à mes insomnies, à mes rêveries ... 

Ne dit-on pas que les oiseaux sont des lève-tôt. Et que c'est à l'aube que leurs chants sont les plus intenses. Mais, la nuit,  les oiseaux sont un peu comme les chiens; si ces derniers ressentent le besoin de saluer ou rabrouer en hurlant les trains qui passent au loin,  il s'agit  pour la gent ailée de rappeler aux concurrents des alentours la possession du territoire et ce, au moment où dans le calme du petit matin les sons portent le mieux. 
 
Ce qui me fait dire, mon ami, que  moi aussi je compte alors les dormants de mon lit entre lesquels s'appuient les os de mon corps, de Notre-Dame-de la Nuque à Saint-Sciatique, mais je ne me rendors pas ...
 

Le silence de l'or noir


Connaissez-vous le canal des Iles Channel en Californie, reconnue par l'UNESCO comme une zone de biodiversité où les loutres de mer côtoient les dauphins et les pélicans?
Saviez-vous qu'il y a une semaine, l'État de Californie a décrété l'état d'urgence pour nettoyer les 80 000 litres de pétrole qui souillent la plage de Santa Barbara? Si ce n'avait été de ma fille de 16 ans qui furète sur les réseaux sociaux, je n'aurais jamais appris la nouvelle.
Il est étonnant de constater que le bris de l'oléoduc longeant la côte californienne, qui a provoqué une fuite de 400 000 litres de pétrole le 19 mai, n'ait pas fait les manchettes de l'actualité. Trop peu d'information nous parvient sur les risques potentiels de l'extraction pétrolière : les canalisations qui éclatent, les trains qui déraillent ou les forages qui atteignent les réservoirs d'eau potable.
Alors que le Québec fait face à une des plus importantes décisions de son histoire sur sa politique énergétique, ce sujet n'arrive qu'à la 50e place.
Pendant ce temps, dans le reste du monde, la 6e place est occupée par les enjeux reliés au réchauffement climatique, où les sables bitumineux albertains jouent un sinistre rôle.
La catastrophe écologique survenue en Californie nous interpelle un peu plus sur les dangers d'un déversement dans le golfe du Saint-Laurent.
Pour qu'une profonde réflexion sur l'acceptabilité sociale des projets miniers et énergétiques ait lieu auprès de la population québécoise, il faut au minimum que l'information circule sur les risques potentiels et les moyens pour nous en protéger durablement.
Passer sous silence les catastrophes survenant ailleurs dans le monde nous empêche d'établir si les avantages économiques que nous tirerons d'une ouverture à l'or noir contrebalancent les risques que nous courrons à favoriser l'extraction et le passage du pétrole des sables bitumineux sur notre territoire.
Hélène Pigot

***


Plages fermées indéfiniment

Photo Kenneth Song/The News-Press, AP
Des membres d'une organisation internationale de sauvetage des oiseaux étaient prêts à nettoyer les volatiles qui s'y seraient enlisés.

Source: Texte et Photos - Cyberpresse

 
***
 
Bien que l'information était placée en page 000 de son site, merci quand même à la Presse. Heureusement que le hasard a fait en sorte que j'aie appris cette catastrophe effroyable, mais c'est ma faute; je néglige trop souvent les médias officiels.  Je devrais être plus attentive à fouiller leurs «angles noirs».   M.W.
 

Toutes les routes nous mèneront à l'enfer bitumineux

Par voies terrestres, maritimes et souterraines ( ne manque que les voies aériennes ...)

Photo: Pierre Bona / CC  - Le rivière des Mille-Îles  Ma rivière 
Ô, Canada, terre de nos aïeux

« Les Canadiens-Français qui ont consenti à la Confédération en mars 1865 n’ont certainement jamais envisagé qu’une Cour suprême, alors inexistante et purement hypothétique, puisse un jour dénaturer leur consentement au point de livrer leur province aux ambitions démesurées de caïds n’ayant pour dieu que le profit.»  Christian Néron, Vigile.Québec
 


Sous les fortes pressions d'écologistes et de simples citoyens, les USA et la Colombie-Britannique ont dit non à la construction d'un pipeline pour faire passer le pétrole des sables bitumineux. 
 
Cessons d'être des pissous!** Ne laissons pas notre territoire s'engluer et être défiguré par les mains sales des faiseurs d'or noir. Ne laissons pas notre territoire traversé par monts et par vaux  nos 256 cours d'eau du Québec, dont la rivière des Mille-Îles, ma rivière; la rivière des Prairies, ta rivière; la rivière Chaudière, sa rivière;  la rivière Saint-Maurice, votre rivière; la rivière Outaouais, leur rivière.  Etc.
 
Ne laissons pas rouler deux fois par jour des convois de 110 wagons  chargés de bitume épais et lourd ...  et de méga-superpétroliers  voguer avec suffisance dans les eaux bleues et profondes de notre fleuve Saint-Laurent.
 
Cessons d'être des pissous!. Aiguisons nos longs couteaux avec l'eau de nos rivières menacées par les flots de pétrole bitumineux qui s'y engouffreront, si on n'y porte pas attention.  Et sortons de notre léthargie, de notre confort, de notre indifférence, de notre ignorance, de notre malaise  d'être debout, notre peur de confronter, de nous  exprimer et de dire NON à ceux qui nous marchent dessus et nous écrasent.
 
D'autres l'ont fait avant nous. Pourquoi serions-nous incapables de la même chose?
 
Le sacrifice du Québec:    « A la merci du pouvoir fédéral via le parti libéral du Québec, force est de constater que le Québec s'enfonce irrémédiablement vers une catastrophe meurtrière environnementale et humaine lorsque surviendra une tragédie. On sait qu'un jour le drame de Mégantic reviendra. La seule question, c'est quand? La loi de la probabilité est sans appel et nous en serons les premières victimes et tout cela au nom du pétrole sale de l'Alberta qui pour les fédéralistes est le tribu qu'il faut payer pour avoir droit à la péréquation. Le sacrifice de nos enfants, de nos citoyens sur l'autel de la sacro-sainte économie est-ce cela qu'il faut donner pour faire partie du Canada?»  M. Larouche, abonné au Devoir
___________
 
*Cessons d'être des pissous! […] Arrêtons cette maudite mentalité de dominés qui nous suit depuis la foutue  Conquête! — (Le Devoir, 1-2 juin 2002)  Wikipédia

Lire aussi  http://vigile.net/PQ-la-confusion-qui-consacre-notre
Et  La soif des caïds de l'or noir  - Christian Néron
 
***

L’Islande lance un moteur de recherche humain
 

 
 Quand on est petit, loin, négligé et toujours un peu à part, il faut faire preuve d’imagination pour se faire remarquer. L’Islande l’a bien compris. Depuis quelques semaines, ce pays nordique coincé dans l’Atlantique Nord entre le Groenland et la Norvège exploite en effet un moteur de recherche inédit qui fait la nique au géant Google en s’appuyant non pas sur des algorithmes mathématiques, mais bien sur des cerveaux humains, pour donner ses réponses.
 
Baptisé Ask Gudmundur et Ask Gudmunda — référence aux prénoms masculins et féminins islandais les plus populaires — la chose est accessible en ligne. Elle s’amuse du diktat très contemporain des moteurs de recherche algorithmes, à des fins touristiques toutefois : ces moteurs de recheche humains, composés de sept personnes représentant les sept régions de l’île volcanique, sont là surtout pour faire la promotion des attraits et originalités de leur pays, en répondant aux questions des visiteurs.
 




Source: Le Devoir - Fabien Deglise -  Les mutations tranquilles

Écrire à la main

Avant-hier, j'ai lu, sur Sott.net, un article qui rapportait le fait que d'écrire à la main (et à la mine dans mon  cas), était l...

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