Un rêve qui n'avait pas dit son dernier mot




Pendant que le sergent-détective, Victor Lessard,  se versait un verre d'eau chaude, sa coéquipière, Jacinthe Taillon buvait, elle, un Red Bull ...  (p. 80).
 
Un Red Bull, dites-vous, monsieur le polar(isateur)? Justement ce que j'aurais besoin pour renouer avec l'inspiration que j'ai plutôt chagrine, ces temps-ci.  Pas surprenant. Car m'en allant à vau l'eau,  pendant que les grands froids dans le dos ne cessent de nous ratisser les poils dressés entre les deux omoplates, l'horreur s'abat sur nous. On dirait presque une chape de plomb criblée de balles.  Comme si un missile avait passé par là. 
 
À la guerre comme à la guerre, disait-on entre deux conflits autrefois. Cette folie sans nom qui,  jour après jour, attentat après «accident», faux drapeau après fausse bannière, mensonges après mensonges, suicidés après assassinés,  vice versa après versa vice, bref cette folie, dis-je,  n'épargne personne sauf les Saints Innocents. Toujours au mauvais endroit,  toujours au mauvais moment: les pauvres malheureux otages seraient-ils là pour nous rappeler le sens du mot sacrifice? 

*** 
 
Comment oses-tu, mon cher Rob, me demander dans ton dernier horoscope que serais-je si j'étais le contraire de ce que je suis?  Te rends-tu compte de  la complexité de ta commande ... ?

Qu'il me faudrait changer mon état actuel de Taureau pour celui de grenouille? Y dégonfler mon orgueil cela redorerait-il l'estime que j'ai de moi-même? À toi de me répondre.  

Au fait,  si tu n'as pas lu mon message précédent dans lequel je te racontais un rêve que j'ai fait dans ces nuits-là,  ne lis pas celui-ci, car il y a à peine deux semaines, j'ai rêvé la suite de ce rêve.  Et dans la suite de ce second rêve,  il y avait aussi un manteau rouge et un manteau noir. Mais cette fois-là, c'était moi qui les portais. Comment expliques-tu cela, toi?

Pour en venir à te dire que Nicole est décédée cette semaine. La dernière fois que je l'ai vue vivante, c'était la journée de notre fameuse «run de lait». Moi, qui la croyais en forme. Comme tu vois, les apparences sont  parfois trompeuses. Tout est tellement relatif quand on n'a rien compris du mystère qui se cache derrière le miroir.  

Laissant dans le deuil, bien sûr,  sa famille et de nombreuses amies et amis, mais aussi sa nouvelle chatte. Selon toi,  Nicole savait-elle que cette chatte déjà orpheline  lui laissait trois chatons bien cachés dans une boîte, au fond de sa garde-robe?  

Pour lire la «run de lait»
 

Comme dans un grand livre ouvert

Horoscope


Taureau (20 avril – 20 mai) : « Lorsque je ferme les yeux pour invoquer des visions psychiques de ton proche avenir, ce sont des scènes bibliques héroïques qui m’apparaissent : Moïse écartant les eaux de la mer Rouge, Joseph interprétant les rêves de Pharaon, Jésus nourrissant 5 000 personnes avec 5 pains et 2 poissons. Ces visions sont tellement ambiguës que je peine à les interpréter et hésite à en tirer des conclusions. Je pense néanmoins que tu es sur le point d’apporter un bienfait essentiel ou de rendre un service sans précédent à des gens que tu aimes.»   Rob Breszny - Courrier international
 
Merci pour ton horoscope ... biblique, cher Breszny. De rêves en visions; de visions en interprétations; d'interprétations en conclusions, j'en arrive à penser que tu devines tellement mon psychique, qu'il n'en faut pas davantage pour que tu lises aussi  dans mes pensées comme dans un grand livre ouvert.  
 
Laisse-moi te raconter. Cette nuit-là, j'ai fait  un rêve. J'y ai vu un étrange personnage habillé d'un long manteau de couleur sombre. Ce manteau était recouvert d'une sorte de long survêtement rouge grand ouvert sur le devant. 

Aussi, ce mystérieux  personnage  était coiffé d'un grand chapeau noir,  avec un large rebord qui lui cachait les yeux à ma vue.  Enfin, l'homme se tenait debout devant moi dans un endroit désert que j'appellerais «Nulle Part». Et s'il m'adressait la parole, je n'entendais pas le son de sa voix. 

À mon réveil, je n'ai pas invoqué de visions psychiques de mon proche avenir, mais j'ai tout de même vaguement cherché à interpréter le sens de ce rêve.  Peut-être m'indiquait-il quelque chose que je ne comprenais pas?

Malgré le fait qu'un mauvais présage  m'ait traversé fugacement  l'esprit (c'est fou ce qu'on peut toujours penser au pire), certes, mais, là,  j'ai  préféré néanmoins te croire  du fait que, bibliquement parlant,  je pouvais bien être sur le point d’apporter un bienfait essentiel ou  rendre un service sans précédent à quelqu'un que j'aime. Même si à ce moment-là, j'ignorais totalement de quoi il s'agissait, et encore moins,  à qui je rendrais ce service. 

Sauf que le lendemain de ce jour-là,  j'ai été appelée (ici prendre ce mot dans tous ses sens) à rendre service à quelqu'un(e) que j'aime. C'était Nicole qui voulait que je l'accompagne et la conduise pour faire sa « run de lait ». 

La malheureuse avait été malade une grande partie de l'hiver, en plus d'avoir fait un séjour à l'hôpitaI entre-temps. Alors elle n'avait pas pu s'occuper de ses affaires personnelles pendant plusieurs semaines.  

Sa « run de lait » est  son expression favorite pour décrire plusieurs endroits où elle avait à faire. Bref, quand je l'ai cueillie chez elle, il devait bien être 10 heures 30.  

D'abord,  on a commencé par la Caisse Pop. Là, ce fut un peu long. Elle avait à faire la mise à jour et imprimer son livret. Ce qu'elle a donc fait pendant cinq pages d'affilée ...  

Ensuite, nous nous sommes rendues chez Mondou, d'où elle est ressortie vingt minutes plus tard  en tenant deux gros sacs de petites boîtes de nourritures en conserves, de gugusses de toutes les saveurs (tu sais, ce genre de friandises dont les chats raffolent tant ...?) et, bien sûr, un sac de litière.  

De quoi rassasier sa nouvelle pensionnaire qui crèche chez elle depuis son retour d'hôpital. Un secret qu'elle s'était bien gardée de nous dévoiler. Mais bon, on ne changera pas le monde ici.

C'est bien connu de ses amies et amis: Nicole aime les animaux, en particulier les chats, non pas juste un peu, mais, elle les aime à la folie; surtout si ces derniers lui font le coup d'avoir été cruellement abandonnés ... par des maîtres sans coeur. Point à la ligne! 

Enfin, après avoir laborieusement  stationné ma voiture sans endommager mon pneu arrière droit  (qui n'en finissait plus de grimper sur la bordure du trottoir),  j'ai dû traverser à pied la rue Fleury pour y acheter son fameux café Arabica au Fou vrac. Pendant ce temps mon amie  en profitait pour  s'engouffrer dans une boutique d'encadrement afin d'y laisser deux photos à faire laminer.  Il était midi.  

J'avais faim, bien sûr.  Après avoir mangé une bouchée à son petit casse-croûte,  elle me confia  qu'elle avait encore un endroit où elle aimerait bien aller avant de la déposer chez son ex-voisine comme prévu: la pharmacie Jean Coutu située à quatre coins de rue de  là.   Et comme j'étais donc gentille de l'y conduire ...  

- À  la prochaine «run de lait», n'est-ce-pas !
- Mais bien sûr, Nicole. Et avec plaisir.

Un mystérieux  personnage coiffé d'un grand chapeau noir  avec un large rebord qui lui cachait les yeux à ma vue, m'attendait sur la route du retour. J'ai cru y apercevoir toutefois un vague sourire. Ironique, il va sans dire.  

À suivre ...
 
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Un seul gouvernement mais le bon

 
   À la suite d'une discussion que Jacques Parizeau a eue avec Paul Gérin-Lajoie, ministre de l'Éducation dans le gouvernement de Jean Lesage, Gérin-Lajoie se souvient et raconte le propos que lui a dit Parizeau à ce moment-là:

« Deux gouvernements pour une population, ça ne peut pas marcher, Il n'en faut qu'un. Comme chez nous la population n'accepterait pas que l'unique gouvernement soit celui d'Ottawa, eh bien j'adhère à l'option du seul gouvernement comme étant celui de Québec.  C'est ainsi qu'il est devenu indépendantiste. »   p. 473
Cela pour dire que mon père, lui aussi pour défendre l'idée de l'indépendance du Québec  nous a servi cet argument massue plus d'une fois au cours de sa vie. 
 
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  Trois-Rivières: Premier débat dans la course à la chefferie au Parti québécois

  Aujourd'hui, Michel David dans Le Devoir s'est encore fait «varloper» par les abonnés.  Inutile de dire à quel point certain(es) s'en sont donné à coeur joie.

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Pourquoi l'indépendance 


J'étais au débat d'hier à Trois-Rivières. Les pointes contre PKP ont été très rares et rapidement éteintes par la salle, bondée, qui voulait quelque chose de substantiel. Nous l'avons eu. Les thèmes étaient l'économie, les finances publiques et le rôle de l'État. 
Essentiellement, les candidats n'ont pas tellement cherché à se positionner comme le meilleur chef, mais à montrer,  ARGUMENTS À L'APPUI, ce que coûte concrètement au Québec son appartenance au Canada. J'ai beaucoup appris sur ce qui fait partie et ne fait pas partie de la péréquation, comment Hydro-Québec est en train d'être privatisée en douce, comment le gouvernement Couillard est allé créer 600 emplois en France récemment en laissant des compagnies françaises fabriquer les batteries électriques pour lesquelles HQ a investi au fil des ans 1,5 milliard en Recherche et Développement. 
On nous a rappelé aussi que les pensions de vieillesse sont en train d'être désindexées par Ottawa, si bien que cet argument pèsera de moins en moins dans le portefeuille de nos personnes âgées. Tous ont montré, nombreux arguments à l'appui, que le Québec ayant sa propre voix à l'international, aurait pu défendre les fromagers dans l'accord commercial avec l'Europe, pourrait soutenir celle-ci dans les accords à venir post Kyoto sur l'environnement. 
Tous ont évidemment montré comment développer des PME en région et comment le fédéral n'aide pas la forêt québécoise alors qu'il soutient l'automobile en Ontario et le pétrole sale dans l'Ouest.  
C'était clair, concret, concis et convaincant. J'ajoute dans mes mots que tous ont démontré, chacun avec ses exemples, à quel point l'offensive contre l'État québécois, grand projet du gouvernement actuel, est en même temps une offensive contre notre nation.
Par une abonnée
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Merci madame de cet excellent compte-rendu du débat... Y avez-vous vu monsieur David par hasard? Il semble ne pas avoir assisté au même débat que vous...
Par une autre abonnée
 

La France: une nation sans mémoire

Pour mieux comprendre les états d'âme de l'âme française


Nous sommes une nation sans mémoire. Une nation qui, depuis le débarquement de Normandie, au mépris de l’Histoire, se range sur la doxa américaine, croyant dur comme fer que les Russes sont des ennemis. Nous n’avons pas compris que ces Américains ont déstabilisé l’Ukraine, dressant en somme des Russes contre d’autres Russes, et qu’ils continuent leur manège entamé il y a cinquante ans, provoquant coups d’État et révolutions de l’Amérique du Sud au Moyen-Orient, de l’Asie à l’Afrique, mettant tout en œuvre pour que leurs âmes damnées gouvernent comme des pantins dans les pays qui jusqu’alors n’étaient pas leurs vassaux serviles. 
 
Leur entreprise de colonisation des esprits est une mise à mort de l’homme dans l’homme, et il n’y a rien de plus désespérant au monde. Nous sommes aveuglés par cet État puéril aux desseins grossiers qui se résume à une superproduction hollywoodienne, une entreprise de divertissement et de communication, qui conquiert les esprits et fait main basse sur les mentalités par un martèlement incessant de gros titres et de slogans, par une scénarisation permanente de ses actions politiques, par une mise en scène permanente de soi, sans pudeur, narcissique et superficielle.  
 
L’Amérique fabrique son histoire de plastique comme un blockbuster, en s’habillant du costume du super-héros sauveur d’une humanité essentiellement composée d’Américains moyens, comme si le reste du monde n’existait déjà plus. Et, bien entendu, tout cela procède d’un retournement vulgaire.

Dans un contexte où toute alternative au modèle libéral américain se doit d’abdiquer, où l’Autre n’a pas lieu d’être, Poutine a toujours été un président honni et on en parle toujours avec une haine qui confine au ridicule. Car Poutine fait de la résistance ! Ne voit-on pas, pourtant, que les Russes sont nos frères ? Ne comprend-on pas tout ce qu’on leur doit ? Ne voit-on pas dans l’Histoire qui nous est commune combien nos échanges avec la Russie sont nécessaires ? Sommes-nous si aveugles à la beauté et sourds à l’intelligence ? 
 
Comme si nous souhaitions tellement fort que, partout dans le monde, s’étende l’empire américain… Comme si nous souhaitions en finir avec la Russie en la réduisant en esclavage, en destituant Poutine par suffisance et mesquinerie, depuis nos confortables fauteuils de commissaires européens. La mort de Nemtsov est une aubaine : on accuse Poutine de l’avoir fait assassiner sans se poser la moindre question, et surtout pas celle de savoir à qui profite ce crime. 
 
Nous sommes devenus fous. Nous n’aimons pas le peuple russe, ce peuple frère, parce que nous sommes américanisés et que les Américains souhaitent étendre leur empire et rencontrent une résistance du côté russe depuis toujours. Cette résistance est ontologique. Elle devrait nous alerter et nous devrions la considérer comme exemplaire. Il semble que nous ayons abandonné nos racines et notre pensée propre, notre génie et notre grandeur. La Russie est l’espoir en acte d’une décolonisation des esprits, d’une décolonisation des mentalités. 
 
Où donc souhaitons-nous nous situer ? Hors de l’Histoire ? Je n’ose croire que nous soyons à ce point et volontairement un peuple servile, sans âme, coupé de son passé et sans avenir. Je n’ose croire que nous souhaitions en finir avec nous-mêmes. Je n’ose croire que nous soyons déjà morts.
 
 Jean Cyril-Vadi
Boulevard Voltaire

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Diversité et inclusion
L'amour n'a pas d'étiquette
 


 Ni de race, ni de handicap, ni de religion, ni de genre,

Meurtre sur un pont de Moscou




Encore une fausse bannière?

Ce n'est pas parce que la plupart des médias de ce côté-ci de l'hémisphère Nord   le laissent entendre: L'Express, L'Observateur, Le Monde, La Presse, Le Devoir, le New York Times, le Times; et que les politiciens occidentaux tels que Stephen Harper, pour n'en nommer qu'un seul, en étaient déjà convaincus (parfois l'on se demande si cela ne leur arrive pas avant même que l'événement ne se produise ...!), mais il n'est pas certain que le reste de la planète croit que le meurtre  de Boris Nemtsov survenu sur un pont de Moscou, vendredi soir dernier, soit le grand    œuvre de l'actuel président russe, Vladimir Poutine, même si l'«animal» en est bien capable.

On apprend que Boris Nemtsov aurait été un prétendu opposant pour Poutine? Or avec 1% dans les sondages, sans doute que Vladimir Poutine n'en ait pas ressenti des grands frissons ... 

À ce niveau-là, la situation en France serait bien pire.  Marine Le Pen, à force de monter dans les sondages  ne cesse de talonner le parti (PS) de François Hollande enferré dans  sa « cage aux phobes », ainsi que son premier ministre « sous influence », Manuel Vals, avec des résultats inquiétants qui ont pour conséquence, de  rendre extrêmement nerveux les deux socialistes depuis un certain temps.  

Mais advienne que pourra,  on n'assassinera pas la seule Voix du peuple français pour autant,  sans que cela ne provoquera pas un soulèvement plus monstre encore que celui du 11 janvier dernier.  Messieurs, tenez cela pour du solide!  

L'assassinat de Boris Nemtsov, certes,  « soulève une série de questions ».   Une entre autre remonte constamment  de dessous la surface de ce meurtre odieux rappelle tristement celui d'un certain Charlie ... C'est drôle quand même à quel point  les points de vue diffèrent. À chacun le sien.

«Je suis Boris! » se sont peut-être écriés les quelques milliers de Russes pro-occidentaux instrumentalisés par leurs amis, les agents américains qui se sont infiltrés sur le territoire russe depuis plusieurs mois, et  qui ont manifesté lors d'un rassemblement anti Poutine, ce dernier dimanche.

Enfin, « Dans la vie, on  ne dit rien, on se tait. C'est ça, la vie. », disait  Xavier Dolan, un soir cette semaine  à 24 /60, sur RDI. Mais pour ceux qui ne disent rien et qui se taisent, il est clair qu'à travers l'obscurantisme ambiant, de plus en plus nombreux sont ceux qui  perçoivent dans les événements de Moscou,  encore et  toujours,  le même mode opératoire typique. 

Or dans ce cas-ci, cela s'apparenterait à une provocation extrême afin de déstabiliser Poutine et son pays et pourquoi pas faire de lui,  une icône semblable à celle de Bachar al Assad, de Syrie.

« En vertu du "Nouvel Ordre mondial",  ce sont les planificateurs  militaires (et/ou civils) du département d'État, du Pentagone et de la CIA qui mènent le bal de la politique étrangère.» a écrit Michel Chossudovsky, dans son petit bouquin Guerre et mondialisation que j'aime lire dans mes moments d'attente. 

Je vais me répéter, mais on l'a vu avec l'Afghanistan, l'Irak, la Lybie, la Syrie, l'Ukraine, et là, va-t-on y arriver avec la Russie après avoir perpétré sur son territoire cette fausse bannière d'un genre, disons-le franchement,  très spectaculaire?  Enfin, n'oublions jamais que l'objectif final des USA est le renversement du régime russe. Pour qui achète le pétrole, à bon entendeur, salut!






Lire aussi: Mais qui a tué Boris?
et: Possible déstabilisation à Moscou

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Paix sur cette planète aux humains de bonne volonté



Pour les amoureux de la tranquillité, de la solitude, de la paix, de l'amour des petits villages perdus au milieu de nulle part, du dépaysement absolu dans de grands espaces vides mais pleins d'imaginaire, du plaisir de faire plaisir aux bobos désabusés par les vices cachés de leurs somptueux condos, pour les ambitieux de la politique du changement autrement, de la spiritualité cachée, perdue et enfin retrouvée.  Pour les malades d'eux-mêmes  qui cherchent à fuir le mal du siècle: n'arrivent pas à être bien dans leur peau. 

Megyer est un village hongrois de 18 habitants au sud-ouest de Budapest, est désormais à louer. Son maire a déposé une annonce sur l'équivalent du Bon coin en Hongrie. Il loue le village pour 210.000 forints, soit 700 euros par mois.

Le but affiché: « aider le village à se développer », explique l'élu. L’annonce précise que les futurs locataires pourront profiter comme bon leur semble des quatre rues de ce village, du centre culturel, des animaux de la ferme mais aussi des sept maisons mises à leur disposition.

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28 février 2015

Aujourd'hui soleil de plomb, refroidi toutefois  par un vent polaire qui rafale la poudrerie à trente-cinq kilomètres heure. Un vent à couper le souffle pour une personne de mon âge.

Alors  j'ai décidé de courir quelques minutes sur place debout sur mon tapis roulant stationnaire. Mon balcon fraîchement déneigé, et à l'abri du vent,  a parfaitement fait l'affaire.

Ceci dit,  la pente était douce, puis l'air à pleins poumons était bon, enfin la vitesse personnalisée,  et le temps minuté à point ...   À refaire plus souvent. Bref, bonne affaire de faite.  

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29 février 2015

Chose certaine, comme l'a si bien dit Michel David, Le Devoir:  puisque « Les malades ne feront jamais la grève.», saquer (dehors) un ministre incompétent restera toujours un geste de dernier recours.

Surtout pour un dirigeant d'un gouvernement majoritaire.

Tout le paradoxe est là. S'agit juste de ne pas poser de question qui tue. Comme celle de savoir s'il y en aura d'autres. Une suite, quoi!


Le bel hiver en enfer

Dans un parc riverain près de chez moi


Il n'y a pas qu'à Paris qu'il y a eu des Charlie(s). La cheffe du bureau de l'agence de presse Reuters aussi a été retrouvée morte à Islamabad, Pakistan.
Maria Golovnina, russe de naissance
 Quoi qu'on en pense,  chère Maria,  on n'est plus  dans - «ah que la neige a neigé» - mais, disons plutôt,  dans - ah que le froid m'a gelée - et voilà une dépêche de dernière heure - ah que le vent a poudré - ...

Embêtant de te raconter tout ça alors que tu ne tiens plus debout.  Mais comment te taire plus longtemps la sainte folie des inhumains qui se plient à toutes les soumissions?  

On n'en peut plus  de dormir sur nos deux oreilles afin de ne pas entendre ni les gémissements, ni les supplications des milliers de gens, des Lybiens et des Lybiennes dit-on, qui s'embarqueront pendant des jours vers un destin (meilleur ...?) certes encore et toujours planifié par l'Esprit du Mal et mal entretenu par des  obscurantistes malodorants.  


«C’est la dernière menace en date de l’État islamique prêt à pousser dans toutes sortes d’embarcations autant de « migrants » que possible pour envahir, d’abord l’Italie, puis la France, puis l’Europe. Le sinistre drapeau noir flotte déjà sur de nombreux ports libyens, et rien ne sera plus facile que d’en faire partir tous ceux qui, consentants ou non,  seront obligés de monter à bord.»   
 
Ici, février nous a montré, cette année, le pic de son iceberg enveloppé de températures oscillant entre le polaire et le sibérien. Pour ne pas dire, le stratosphérien.   
 
 On se souviendra que les capitaines d'au moins deux de ces négriers du chaos  ont poussé l'horreur jusqu'à abandonner leurs passagers en vue de la côte italienne.
 
  Alors qu'à l'aune du splendide isolement, nous avons, nous,  au Nord du 49è parallèle,  que le froid, la neige, la glace, le vent et la poudrerie à offrir en guise de recueillement et de refoulement à tous ces damnés de la terre. 

 Histoire pour adeptes de théories du complot,  cet auteur (que je n'ai pas encore lu) a rapaillé en 1973 tous les liens prémonitoires de la pire crise humanitaire à avoir lieu sur cette planète en ce siècle tumultueux. 

« Et si Raspail, avec Le Camp des Saints  ,  n'était ni un prophète  ni un  romancier visionnaire, mais simplement un implacable historien de notre futur.  »  Wikipedia 

 Pendant ce temps, « Nous tous à Reuters pleurons la mort prématurée (34 ans) de notre collègue tant appréciée, Maria.», désormais, perdue dans ses immenses steppes neigeuses et enneigées, cette Maria, la Russe, contemple, elle aussi,  l'éternité du  bel hiver qui nous rapproche dans nos différences ... mais pas si différentes que ça après tout. La beauté des  paysages de nos beaux hivers en fait foi, ici et là. 

Source: Le Devoir, 23 février 2015   


À lire aussi:

 

Latifa

 
Quand elle entre dans la classe, ils se lèvent. Ils savent qu’elle a perdu son fils, ils savent comment, ils savent par qui il a été tué.

Dominique Jamet
Boulevard Voltaire
 
 Le collège est situé en « zone sensible ». Sur une trentaine d’élèves, une trentaine, noirs ou maghrébins, garçons et filles encore mêlés, quand même, sont musulmans.
Quand elle entre dans la classe, ils se lèvent. Ils savent qu’elle a perdu son fils, ils savent comment, ils savent par qui il a été tué.
Elle n’attirerait pas particulièrement l’attention dans les rues de cette ville de banlieue, elle ne détonne pas dans cet établissement scolaire où les enseignants n’ont pas la même couleur de peau que leurs élèves.
Elle est habillée comme le sont leurs mères. Un foulard épouse les contours de son visage rond, elle leur sourit d’un bon sourire. Elle pourrait être leur mère. Elle est leur mère.
Elle leur demande : « Est-ce que vous vous sentez français ? » « Non, madame ». Elle dit : « Si, vous êtes français. »
Elle demande : « Comment avez-vous réagi à la mort des journalistes deCharlie ? » Ils disent : « Ah, madame, ils l’avaient bien cherché, ils avaient caricaturé le Prophète ». Elle dit, très doucement : « On n’a pas le droit de tuer des gens parce qu’ils ont fait des dessins. C’était leur travail. C’étaient des êtres humains. »
Ils disent : « Nous sommes les oubliés de la République. On est enfermés comme des rats. Et les rats, quand ils sont enfermés, deviennent enragés. On ne peut pas s’en sortir. » Elle dit : « Vous n’êtes pas les oubliés de la République. Vous avez la chance de fréquenter les écoles de la République. Vous voulez vous en sortir ? Travaillez, vous réussirez. Saisissez votre chance. Elle est entre vos mains. »
Elle dit : « Je suis française. Je suis d’origine marocaine. Je suis de religion musulmane. Mais je suis d’abord française. »
Ce jour-là, comme presque tous les jours depuis trois ans qu’elle fait le tour des écoles, des lycées et des collèges de France, elle a eu en face d’elle des enfants et des adolescents attentifs, mais d’abord méfiants, fermés, sceptiques. Elle les quitte souriants, détendus, réconciliés avec eux-mêmes, avec leur vie, avec leur sort. «  Elle nous a remis sur le droit chemin », murmure l’un d’eux. Il s’était inquiété tout à l’heure de savoir si ça ne lui ferait pas du tort de s’appeler, de son vrai nom, Coulibaly.
Avant qu’elle parte, ils lui ont ménagé une bonne surprise. Spontanément, ils entonnent une maladroite et touchante « Marseillaise ».
Elle s’appelle Latifa Ibn Ziaten. Son fils Imad était soldat dans l’armée française, et fier de l’être. Il est tombé, le 11 mars 2012, sous les balles de Mohammed Merah.


 


Des résistants: les journalistes et dessinateurs de Charlie Hebdo?


@Photo Tout le monde en parle
Zined El Rhazoui
 Depuis le début du XXIè siècle, le terme de résistance est utilisé de manière plus large pour désigner tout mouvement politique qui s'oppose à un phénomène précis. On parle ainsi de mouvements de résistance à la mondialisation, au libéralisme, etc.
C'est par l'entrevue avec Zined El Rhazoui, journaliste au  Charlie Hebdo et invitée d'honneur à l'émission Tout le Monde en parle, hier soir,  que j'ai ouvert les yeux sur un phénomène très particulier qui nous concerne tous. Et compris le véritable engagement des journalistes et dessinateurs de ce petit média qui ont été brutalement abattus dans un attentat insensé.  

C'est dans cet angle-là qu'il faut voir leur engagement exprimé sous forme d'humour parfois féroce, irrévérencieux et souvent frisant la vulgarité. À chacun sa façon d'exprimer le non dit-populaire.  
Malgré leur peine et faisant preuve de civilité, les survivants du carnage du 7 janvier dernier ont pardonné à ceux qui ont perpétré cet acte de haine et de violence. (Un geste qui en dit long sur leurs valeurs, c'est le moins qu'on puisse dire.)  
Toutefois,  Zined El Rhazoui de s'expliquer le cas des frères Kouachi :   «Pour nous (ceux qui restent), c'est deux cons. Et nous,  on sait que les frères Kouachi ne sont que l'instrument d'une idéologie. Et,  c'est cette idéologie que nous combattons. Tandis qu'eux, pour nous ce sont deux petits exécutants d'une besogne honteuse. Et qui restera une besogne honteuse dans l'histoire.»
Puis, suite aux propos tenus par Philippe Couillard et rapportés abondamment dans  nos médias, la semaine dernière:  «l'intégrisme doit être considéré comme un choix personnel et peut être toléré tant qu'il ne s'attaque pas aux droits de la personne.», Zined a mis en garde contre la confusion entre intégrisme et piété.  
«Comment peut-on isoler le phénomène terroriste de la matrice* idéologique qui le nourrit? a-t-elle demandé. Si je ne m'abuse, il me semble que M. Couillard confond peut-être la piété avec l'intégrisme. Alors que l'intégrisme, lui, c'est vraiment l'idéologie qui produit le terrorisme. »
À ce moment-là,  j'ai eu un petit sursaut quand la journaliste a utilisé le mot matrice* qui incidemment nourrirait le phénomène terroriste.  Est-ce à dire qu'elle aurait  confirmé sans aucune gêne ni crainte de passer pour conspirationniste, devant plus d'un million d'auditeurs,  dont 99% d'entre eux n'ont peut-être  rien saisi de la réelle signification de cette révélation?  Alors pourquoi avoir curieusement fait sauter l'expression dans le reportage du Nouvelliste de Trois-Rivières publié le 29 janvier dernier?  ICI
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La Matrice 
Matrix (en France) ou La Matrice (au Québec et au Nouveau-Brunswick)  (The Matrix) est un film australo-américain de science-fiction, un « cyberfilm», réalisé par Larry et Andy Wachowski, et sorti en 1999.  Synopsis:  Thomas A. Anderson, un jeune informaticien connu dans le monde du hacking sous le pseudonyme de Néo, est contacté via son ordinateur par ce qu’il pense être un groupe de hackers.  Ils lui font découvrir que le monde dans lequel il vit n’est qu’un monde virtuel dans lequel les êtres humains sont gardés sous contrôle.  Extrait: Wikipedia    

Mais si en 2015 ce monde qu'on nous a d'abord présenté sous forme virtuelle (fallait bien commencer quelque part, non?), ne se révélait-il pas aujourd'hui plus réel qu'on ne l'aurait  cru?  

Néanmoins,  le temps serait-il venu pour nous d'assumer  ce monde dans lequel, nous, les êtres humains en chair et en os,  sommes gardés sous contrôle peu nous importe par qui puisqu'on y trouve bien-être, consommation, confort, etc,  donc sommes parfaitement heureux qu'il en soit ainsi?   

Sauf qu'à cela le prix à payer pour tous ces bienfaits fournis généreusement par la Matrice (mondialisation, etc) nous échappe encore pour le moment. Mais, hélas,  pas pour les journalistes et les dessinateurs de Charlie Hebdo, les vrais Charlie,  qui par leurs petits dessins (dont on  n'a pas toujours compris le sens ), eux, y ont payé le prix de leur vie.  

Pour cela, je pense qu'ils doivent être considérés non pas seulement comme des héros,  mais aussi  des résistants.   Et plus encore, en laissant à leurs survivants ce lourd héritage.

Écrire à la main

Avant-hier, j'ai lu, sur Sott.net, un article qui rapportait le fait que d'écrire à la main (et à la mine dans mon  cas), était l...

Horoscope poétique

Horoscope poétique
De Rob Brezsny