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Les vortex polaire et solaire s'inspirent-ils d'El Niño*?

Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
 

 
Dormir, mon cher Brezsny! Dormir. Et le plus longtemps possible. Voilà ce que je peux faire de mieux pour ma santé mentale et physique. Tes mots d'encouragement dans ton dernier horoscope ne cessent de m'émoustiller. Je sais, le mot est mal choisi. Mais, hélas, je n'en trouve pas de meilleur. 

D'abord, laisse-moi te dire qu'ici, cette année, au Québec, l'hiver a été tellement long et qu'il a fait tellement froid, qu'aujourd'hui je me prends à trouver magnifique le moindre petit champ de pissenlits.  C'est bien simple, je m'émerveille devant chacun d'eux.   

Les tulipes, elles, bien que plusieurs aient été mangées par les racines et ne s'en plaignent pas,  font leur possible pour éclore à leur tour, enfin celles qui restent,  dans leurs plates-bandes respectives.

Quant aux perce-neige, notre premier vortex solaire les ont fait fondre comme ... neige au soleil; cela va de soi, évidemment.

***  

D'oublier le passé, me proposes-tu? Lequel? Le passé des libertés ou celui des répressions?  Tu n'es certainement pas sans savoir qu'on assiste actuellement, au Québec à une dérive vers un État policier.  

Les gouvernements néolibéraux  qui nous dirigent,   donnent tous les pouvoirs à leurs policiers. C’est une manière de violer clairement des droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés. Ces constatations ont été faites par M.  Frédéric  Bérard,   spécialiste du droit constitutionnel à l’Université de Montréal et à l’Université McGill, au Devoir, ces derniers jours.   

Parce qu'ayant habité longtemps en Outaouais,  les événements du Sommet  de Montebello en 2007, pour ne nommer que ceux-là,  m'avaient particulièrement scandalisée à l'époque.  Je garde encore en mémoire ces fameux agents policiers  provocateurs déguisés en manifestants  qui avaient oublié de changer la couleur de  leurs bottines ... Ce qui les trahissait terriblement, tu comprends?  

Mais pour en revenir à nos moutons, dis-moi de quel droit une manifestation est-elle devenue illégale? Voire criminelle? La police a-t-elle le droit de s'en prendre à des manifestants qui n'ont même pas encore commencé à manifester? 

En tant que théoricienne officielle du complot  sur ce blog,  je te dirais que l'État du Québec ne fait que suivre l'exemple des autres pays occidentaux, notamment les USA, le Canada et certains pays européens tous soumis aux mêmes volontés d'un nouvel ordre mondial bien installé dans nos vies, depuis maintenant des lustres. Hélas, ou heureusement, beaucoup d'entre nous semblent s'en accommoder.  Grand bien nous fasse! 

Or ce n'est pas d'hier que cet ordre de répression se manifeste de plus en plus ouvertement, mais surtout beaucoup plus  férocement. « La répression des manifestants (en majorité innocents parce souvent des femmes et des personnes âgées) du printemps 2015 s’inscrit dans un contexte de durcissement général envers toute forme de perturbation sociale », note enfin lui aussi au Devoir, M. Denis Saint-Martin, professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal.

Mais où allons-nous comme ça, mon ami?   Nulle part  puisque nous y sommes déjà. 
 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Sandra Cordero, mère de six enfants, s’est retrouvée au poste de police, 
 menottes aux poings, pour répondre d’accusations criminelles,
lors de la Manifestation du  1er mai dernier, à Montréal. 
Ayant pour thème: l'austérité
* Par ICI l'El Niño

 ***
 
 À ma sœur, Lolo,



Pour te dire qu'hier,  j'ai acheté le dernier bouquin de VLB. 

Une pure folie mais surtout « Une fuite vers on ne peut pas SAVOIR »  p. 39

Je sais que la chose t'intéressera plus ou moins,  mais je voulais te le dire, au cas où,  tu aurais eu l'intention de me l'offrir pour ma fête ... !!! Rires.


Félicitations pour ta nouvelle retraite, 

Ta sœur qui t'aime,
D. xxx

(5) Inferno: Pour la laïcité, en avant toute!




Dans la mythologie, expliqua Langdon, 
un héros qui nie la réalité est la manifestation 
ultime de l'orgueil. Il n'existe de pire 
orgueilleux que celui qui se croit immunisé 
contre tous les dangers. Pour Dante, d'ailleurs, 
c'est l'un des plus graves péchés. 


***


Et pourtant dans les rues de Montréal 

Je visite le site Vigile.net pratiquement tous les jours.  Et ce soir, je suis tombée sur un texte de Mathieu Bock-Côté,  À la manifestation … écrit à chaud après la manifestation d'hier.  


Photo: Le Devoir
Contrairement à l'auteur, moi, j'aime les manifestations.  Voir des milliers de personnes dans une foule nombreuse et immense qui se déplace avec la lenteur du moment présent, la largeur et la longueur d'un long fleuve qui déboule comme La Moldau à travers les rues de la ville, et fait résonner le bruit des pas sous les ponts et les viaducs  me donne des frissons. Et des larmes aussi. Ça me rappelle aussi la magnifique chanson d'Édith Piaf, La Foule.  

« Et pourtant, dans les rues de Montréal, cet après-midi, je devine que chacun avait ses raisons. Les miennes ne sont pas exactement celles des Janette. Je n’ai pas leur aversion pour la « religion » et je ne réduirais certainement pas l’histoire du catholicisme à celui de l’asservissement des femmes par les hommes. Pour moi, il s’agit d’abord de sortir du multiculturalisme d’État et de réaffirmer la portée fondatrice de la culture nationale. D’autres marchaient probablement pour le français ou l’indépendance. Et bien évidemment, tous marchaient d’une manière ou d’une autre pour la laïcité. Mais la démocratie ne consiste pas à communier dans une idée fixe : il s’agit de réconcilier des préoccupations diverses autour d’une même proposition politique porteuse. C’est la nature même du travail politique dans ce qu’il a de plus noble.»


Si j'ai choisi expressément cet extrait, c'est que j'y ai trouvé mot à mot (voir en gras)  ce que je pense de la tournure des événements qui occupent intensément nos esprits, ces temps-ci.

Sauf qu'à peu de chose près, toutefois, car bien sûr l'homme jeune en Mathieu Bock-Côté ne peut pas tout savoir.  Par exemple, ce qu'ont vécu dans leur corps comme dans leur âme,  les femmes de la génération de Janette, et les tourments que l’Église  leur a fait subir (par asservissement et domination par maris interposés ...) tout au cours de leur vie au nom de la religion d'État, semble peut-être un bout qui lui a échappé.  

Malgré cette lacune dans son parcours sur le passé tragique des femmes du Québec, Mathieu Bock-Côté a le mérite de tourner l'histoire résolument vers l’avenir et de nous y entraîner avec lui.  Politique, oblige.  Et avec raison.

Mais pour cela, certes, il lui faut reconnaître qu'en plus d’avoir demandé autrefois aux femmes de conserver les traditions nationales, aujourd'hui on leur demande de conserver les acquis de la Révolution tranquille et principalement, le principe de la laïcité.

Reconnaître également que comme toujours, on a tendance à leur demander de porter la nation, et cela dans tous les sens du terme. Alors on ne peut s’empêcher de dire avec lui, que d’une saison à l’autre, (à cause d’elles), nous réapprenons à voir notre pays à travers un autre prisme que celui du désespoir. 

Encore une fois, hier, les  femmes du Québec étaient au rendez-vous avec le peuple qu’elles ont mis au monde.  Mais cette fois-ci, c'était pour lui cuisiner l’espoir.   

Merci à vous, Mathieu Bock-Côté, d’avoir été là avec des milliers d’hommes comme vous.  Et à la prochaine manifestation, celle qui sera grandiose, comme vous dites.

(4) Inferno: De folles expressions québécoises ne méritent pas d'être prises au sérieux







Le masque de Dante est juste là. Un endroit lui est dédié: l'andito, en fait c'est un passage entre deux pièces. Il est dans une vitrine ancienne le long du mur, si bien que nombre de visiteurs passent devant sans le voir. 







***

Quand les folles du logis sont lâchées lousse ...


Au Québec, une vieille expression dont on ne sait d'où elle vient est encore utilisée quelquefois par des personnes qui ont vu neiger bien avant nous. Vous savez de quoi je parle, non?  

Je veux bien croire que submergés par l'émotion, les deux côtés de la médaille de ce projet de Charte, les contre et les pour  rendent fous des gens qu'on croyait sains d'esprit, et qui parfois laissent échapper des mots douleureux.  

Mais cela nous prouve aussi, hélas, que ce ne sont pas tous les autres Québécois(E)s qui ont parfaitement intégré le chapitre des folles expressions québécoises qui ne méritent pas d'être prises aussi au sérieux.   

Certains en profitent pour se crêper le chignon à qui mieux mieux; d'autres,   en rieront et s'en mettront plein la vue pour en tisonner d'autres; enfin méconnaissant encore les arguties de nos vieilles expressions, certaines personnes vont couper les cheveux en quatre.  

Je pense ici à au moins deux Québécoises, d'abord celle qui a lâché maladroitement dans la mêlée cette vieille expression dont je vous parlais au début. Et aussi, cette autre, qui l'a attrapée au vol et l'a retenue comme une insulte à sa personne et s'en est servi proprement pour ... Oups! Les nerfs sont à fleur de peau.   

Bref, je suis folle d'écrire ici et de mâcher mes mots de peur de blesser, ou froisser la sensibilité ou pire,  d'insulter quiconque. Le Québécois, la langue par excellence utilisée dans toutes les meilleures sauces épicées de nos grands-mères, est tellement subtil qu'il n'est pas donné à tout le monde de savoir s'en servir à bon escient. Donc, ne pas se con-fier à personne à ce sujet-là. Pour le meilleur comme pour le pire.  

Tu es folle, ma soeur,  d'aller si loin chercher des bûchers dans lesquels brûlent encore de vieux Cathares immolés pour la plus grande gloire de Dieu. Et d'Allah! Et de Bouddha aussi. 

Il est fou, ce héros d'Inferno, qui n'arrête pas de courir comme un chien après sa queue dans un jeu de quilles, au palazzo Vecchio, à Florence. 

Nous sommes tous fous de nous mettre en beau maudit contre la nature humaine pour après s'en draper et s'en faire un chapelet de mensonges. Ce n'est pas ce qu'il y a sur nos têtes qui compte, c'est ce qu'il y a dedans, disent les gens de la race supérieure. Reptilienne sans doute. 

Vous êtes fou, mon cher ami, de sortir ce matin oubliant que vous êtes atteint d'Alzheimer.  Ce n'est guère bon pour vos rhumatismes par le temps qu'il fait.

Enfin, qu'ils sont fous, ces putains de Gaulois. Avec toute la force dont ils sont si fiers, ils sont bien capables de nous faire tomber le ciel sur la tête. 

La leçon qu'il faut retenir de cette triste et regrettable affaire, c'est qu'il faut savoir se tourner la langue sept fois avant de dire quoi que ce soit qui pourrait se retourner contre nous. Car dans tous les cas de figure auxquels un être humain sensé, responsable, dont le jugement est sans faille, sait maîtriser ses émotions, a lu tous les livres de Descartes,  et qui se propose d'acheter un condo de luxe au troisième étage de L'Enfer de Dante Alighieri, doit tenir compte que malgré ses neuf étages, la Divine Comédie n'a jamais mentionné d'ascenseur. 

Écrire à la main

Avant-hier, j'ai lu, sur Sott.net, un article qui rapportait le fait que d'écrire à la main (et à la mine dans mon  cas), était l...

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De Rob Brezsny